Jack Bush

Toronto (Ontario), Canada, 1909-1977

À l’époque où Jack Bush amorce sa carrière de peintre, le milieu de l’art canadien est fortement dominé par le Groupe des Sept. La révélation de nouvelles perspectives de même que le retour de Paris de John Lyman, la parution du manifeste automatiste Refus global et la diffusion des travaux de Borduas et de Riopelle, orientent la pratique de Bush vers une abstraction plus affirmée qui le conduit à former le groupe Painters Eleven, avec dix autres jeunes peintres abstraits de Toronto, parmi lesquels Harold Town et William Ronald. À la suite de ses nombreux séjours à New York et de sa fréquentation de l’abstraction gestuelle (action painting), Bush abandonne les ambiguïtés de l’espace surréaliste (figure sur fond) et affirme les prérogatives modernistes en utilisant désormais des zones de couleur, en bandes ou en piles. Sa rencontre avec l’historien d’art et théoricien Clement Greenberg consolida sa volonté acharnée d’éviter une peinture allusive. Bien que souvent associé à une problématique picturale plutôt américaine, son travail a insufflé une autonomie accrue à la peinture canadienne.

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