Mario Merz

Milan, Italie, 1925-2003

Mario Merz figure au nombre des initiateurs de l’Arte Povera, qui émerge au milieu des années 1960 en Italie, plus précisément à Turin, où il a grandi. La Deuxième Guerre mondiale l’avait forcé à abandonner ses études en médecine et c’est à cette époque qu’il s’initia au dessin et à la peinture. Son œuvre atteint sa pleine maturité au cours des années 1960. À la fin de cette décennie, il met en œuvre une démarche méthodique axée sur les contrastes entre les matériaux et leur transformation. Privilégiant l’igloo et la spirale pour leur haute teneur symbolique et leur adéquation structurale à la suite de Fibonacci — une séquence mathématique qui émane de plusieurs motifs dans la nature, où chaque nombre s’obtient à partir de la somme des deux précédents —, il réalise des coupoles d’une apparente fragilité, soumises à une inventivité qui se refuse aux systèmes préétablis de l’art. L’œuvre de Merz témoigne d’une réelle fascination pour les matériaux naturels et leur potentiel à la fois plastique et métaphorique.