À La recherche d’Expo 67

Un regard neuf et inédit sur la grandeur d’Expo 67

Montréal, le 20 juin 2017 – Du 21 juin au 9 octobre 2017, le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) est fier de proposer l’exposition À la recherche d’Expo 67, une exploration artistique et contemporaine de ce grand moment de notre histoire. Soulignant le 50e anniversaire de l’Exposition universelle de Montréal, À la recherche d’Expo 67 propose un regard complètement nouveau et inédit des grandes questions qui ont animé Expo 67. L’exposition présente 19 œuvres conçues par des artistes québécois et canadiens contemporains, dont 16 créations inédites. Architecture, art sonore, arts visuels, cinéma et musique sont notamment les axes de ce grand rendez-vous créatif. Ancrées dans une recherche artistique et archivistique en profondeur, les œuvres mettent en relief la grande liberté créatrice offerte aux artistes, architectes, cinéastes et designers qui ont participé à l’exposition d’origine, leur expérimentation des technologies de pointe et la diversité de leurs créations. L’exposition s’inscrit dans la programmation officielle du 375e anniversaire de Montréal et d’Expo 67 – 50 ans plus tard.

Une sélection d’œuvres inédites et vibrantes

L’exposition a été l’occasion pour les artistes, à qui des œuvres ont été spécialement commandées pour l’occasion, de plonger dans les archives et dans l’histoire pour réinventer l’esprit d’Expo 67 avec une approche contemporaine et un regard actuel.

Les résultats de cette recherche prennent notamment la forme de films : les images tournées par Marie-Claire Blais et Pascal Grandmaison dans les îles d’Expo 67 révèlent des traces d’apparition et d’effacement; s’inspirant du film Le Huitième Jour, réalisé par Charles Gagnon pour le pavillon chrétien, Emmanuelle Léonard propose un montage d’images tirées d’Internet et témoigne des conflits ayant sévi depuis 1967; David K. Ross refait avec un drone, à douze mètres du sol dans le paysage actuel du parc Jean-Drapeau, le parcours du célèbre minirail.

D’autres artistes, s’intéressant à des pavillons précis, ont choisi la forme de l’installation multimédia : Jean‑Pierre Aubé fait écho au pavillon Kaléidoscope avec une œuvre vidéographique aux effets psychédéliques montrant en accéléré la cristallisation de produits chimiques; Geronimo Inutiq s’inspire de Katimavik, la pyramide inversée du pavillon du Canada pour proposer une installation multimédia comprenant œuvres photographiques, séquences d’archives vidéo et composition sonore; Charles Stankievech interagit avec l’architecture impressionnante du pavillon des États-Unis, soit le dôme géodésique de Buckminster Fuller, et s’interroge sur les idéologies contradictoires qui animaient ce dernier.

L’exploration des archives d’Expo 67 offre l’occasion de mettre en lumière des facettes moins connues de l’événement. Dans son installation, le collectif d’artistes Leisure, formé de Meredith Carruthers et de Susannah Wesley, rend hommage à l’architecte paysagiste Cornelia Hahn-Oberlander qui a remis en question les notions conventionnelles de jeu chez l’enfant en concevant un environnement unique en son genre. Althea Thauberger revisite l’Arbre du peuple du pavillon du Canada, qui a utilisé la photographie documentaire pour transmettre une certaine vision de l’identité canadienne. Deux artistes renvoient au pavillon des Indiens du Canada : Duane Linklater questionne l’institutionnalisation et l’historicisation des corps et de l’art autochtone en créant une vaste murale in situ inspirée par celle de Norval Morrisseau sur la façade du pavillon, tandis que Krista Belle Stewart propose une installation in situ composée d’images d’archives.

Simon Boudvin dresse un inventaire photographique des traces d’Expo 67 trouvées dans les rues de Montréal qu’il accompagne de citations extraites de documents officiels de 1967. Stéphane Gilot fait découvrir le vocabulaire architectural d’Expo 67 à l’aide de Minecraft, un jeu vidéo de construction de mondes auquel les visiteurs sont invités à participer.

L’ambiance sonore d’Expo 67 parvient également jusqu’à nous. Chris Salter, avec sa composition lumineuse et sonore, renvoie aux Polytopes révolutionnaires du compositeur Iannis Xenakis présentés en première au pavillon de la France; Kathleen Ritter et David Ritter examinent, dans leur installation sonore, les espaces auditifs d’Expo 67, en particulier les phénomènes d’échantillonnage et de répétition qu’ils considèrent comme des signes précurseurs de la culture DJ et du remixage; à partir de films d’archives interactifs et multimédias projetés à Expo 67, Caroline Martel propose un montage aussi dynamique et varié que l’événement en soi qui sera diffusé sur la mosaïque d’écrans de l’espace culturel Georges-Émile-Lapalme de la Place des Arts; Cheryl Sim, dans un clip vidéo projeté sur trois écrans, offre une version personnelle de la chanson thème d’Expo 67, Un jour un jour de Stéphane Venne, et rend hommage aux hôtesses qui ont alors accueilli le monde.

L’exposition inclut des œuvres existantes qui sont en lien avec Expo 67 : un film de Jacqueline Hoàng Nguyễn, des épreuves sur papier argentique de Mark Ruwedel et le court métrage documentaire de Philip Hoffman et d’Eva Kolcze. Enfin, une recréation spectaculaire du film La Vie polaire de Graeme Ferguson, diffusé sur onze écrans dans le pavillon L’Homme interroge l’Univers, et d’autres films originaux seront projetés tout au cours de l’exposition « afin de montrer les façons ingénieuses dont le cinéma fut présenté et ressenti lors d’Expo 67 », notent Lesley Johnstone et Monika Kin Gagnon, co-commissaires de l’exposition.

Un événement à vivre et à revivre

Cœur et aboutissement des célébrations du Centenaire du Canada, « Expo 67 a été la plus glorieuse exposition universelle jamais orchestrée », souligne John Zeppetelli, directeur général et conservateur en chef du MAC. Même si les artistes québécois et canadiens sélectionnés pour la réactivation d’Expo 67 n’étaient pas encore nés lors de la tenue de cette manifestation, les visiteurs qui l’ont connue et visitée y retrouveront avec bonheur l’excitation qui les a fait vibrer à l’époque, une fièvre à laquelle ne manquera pas de s’identifier le jeune public. La même inventivité et la même volonté d’innover dans tous les secteurs de la vie caractérisent l’exposition actuelle, à laquelle s’ajoute une réflexion sur l’héritage sociopolitique et culturel d’Expo 67 et, à l’occasion, une critique de certains de ses postulats. Ainsi, l’exposition se déploie sous trois formes : nouvelles créations, recréations d’œuvres originales avec des technologies actuelles et activations de contenus d’archives.

Liste des artistes

Jean-Pierre Aubé
Marie-Claire Blais et Pascal Grandmaison
Simon Boudvin
Stéphane Gilot
Philip Hoffman et Eva Kolcze
Geronimo Inutiq
Leisure (Meredith Carruthers et Susannah Wesley)
Emmanuelle Léonard
Duane Linklater
Caroline Martel
Jacqueline Hoàng Nguyễn
David Ritter et Kathleen Ritter
David K. Ross
Mark Ruwedel
Chris Salter
Cheryl Sim
Charles Stankievech
Krista Belle Stewart
Althea Thauberger

À signaler : microsite, baladodiffusion et rencontres avec artistes

  • Un microsite a été lancé pour en apprendre plus sur les artistes et l’exposition.
  • Monika Kin Gagnon, professeure au département de communication de l’Université Concordia à Montréal, codirectrice de CINEMAexpo67 et co-commissaire de l’exposition, est l’hôte d’une série d’entretiens offerts en baladodiffusion avec les artistes de À la recherche d’Expo 67. www.concordia.ca/tol/
  • Dans le cadre de cette exposition, le MAC organise plusieurs événements en présence d’artistes pour mieux découvrir leur démarche, notamment :
    Une conversation avec Janine Marchessault et Graeme Ferguson, le mercredi 21 juin, à 16 h, dans la salle BWR au Musée (cette activité est offerte en anglais;
    Une visite commentée avec les artistes Althea Thauberger, Krista Belle Stewart et Kathleen Ritter, le mercredi 21 juin, à 18 h, au Musée (cette activité est offerte en anglais).

L’horaire complet des rencontres est disponible ici

Commissariat

L’exposition À la recherche d’Expo 67 est née de la collaboration des co-commissaires Lesley Johnstone, chef des expositions et de l’éducation au MAC, et Monika Kin Gagnon, professeure au département de communication de l’Université Concordia à Montréal, et codirectrice de CINEMAexpo67.

Lesley Johnstone a notamment été co-commissaire de La Biennale de Montréal 2014, L’avenir (looking forward), et de La Triennale québécoise 2011, ainsi que commissaire d’expositions individuelles d’artistes, tels que Valérie Blass, Luanne Martineau, Patrick Bernatchez, Lynne Marsh, Francine Savard, Eve Sussman, Tino Sehgal et Liz Magor.

Monika Kin Gagnon a publié depuis les années 1980 de nombreux ouvrages sur les politiques culturelles, ainsi que sur les arts visuels et médiatiques. Ses champs de recherche privilégiés (la mémoire culturelle, l’archivage créatif, ainsi que les arts médiatiques expérimentaux) ont grandement contribué à la conception de l’exposition À la recherche d’Expo 67.

Soutien

L’exposition est organisée avec le soutien de CINEMAexpo67, de l’Université Concordia, du Milieux Institute for Arts, Culture and Technology, de Hexagram, de la Cinémathèque québécoise, de la Place des Arts, des Archives de la Ville de Montréal, de l’Office national du film du Canada, du Musée des beaux-arts du Canada, de Bibliothèque et Archives Canada et du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.

Catalogue

Une publication bilingue est prévue au printemps 2018, coproduite par le MAC et les Presses universitaires McGill-Queen’s (MQUP). Elle rassemblera des textes de chercheurs invités, un essai des co-commissaires, une documentation visuelle connexe, les points de vue des artistes sur leur processus de création et des documents d’archives.

Aussi au MAC : Olafur Eliasson

Du 21 juin au 9 octobre également, le MAC présente Maison des ombres multiples, une exposition de l’artiste islando-danois Olafur Eliasson. Sous le commissariat de Mark Lanctôt, il s’agit de la première exposition individuelle de l’artiste au Canada. Appliquant des principes scientifiques afin d’explorer notre relation au temps et à l’espace, Eliasson réalise des dispositifs faisant appel à nos mécanismes de perception. Ses créations multidisciplinaires proposent des expériences immersives où sont explorés corps, mouvement, perception de soi et de l’environnement. À la fois ambitieuses et dépouillées, les œuvres présentées offrent une expérience d’immersion dans un univers raréfié et fondamental composé principalement d’espace, de lumière et de mouvement.


Remerciements

Le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) est une société d’État subventionnée par le ministère de la Culture et des Communications du Québec et il bénéficie de la participation financière du ministère du Patrimoine canadien et du Conseil des arts du Canada. Le Musée les remercie sincèrement de leur appui.

Le Musée remercie également ses partenaires Loto-Québec et Ubisoft Montréal, ainsi que ses partenaires médias La Presse et Publicité Sauvage.

Musée d’art contemporain de Montréal

Situé au cœur du Quartier des spectacles, le Musée d’art contemporain de Montréal fait vibrer l’art actuel au centre de la vie montréalaise et québécoise. Lieu vivant, le MAC assure, depuis plus de cinquante ans, la rencontre entre les artistes locaux et internationaux, leurs œuvres et un public toujours plus vaste ; lieu de découvertes, le Musée propose aux visiteurs des expériences sans cesse renouvelées, souvent inattendues et saisissantes. Le MAC présente des expositions temporaires consacrées à des artistes actuels – pertinents et marquants – qui sont des témoins privilégiés de notre société, de même que des expositions d’œuvres puisées dans la riche Collection permanente qu’abrite l’institution. Ici, toutes les formes d’expression sont possibles : œuvres numériques et sonores, installations, peintures, sculptures, œuvres immatérielles, et autres. Offrant un éventail d’activités éducatives qui familiarisent le grand public avec l’art contemporain, le MAC est aussi l’instigateur de performances artistiques uniques et d’événements festifs. Voilà une fenêtre ouverte sur mille expressions d’avant-garde qui font rayonner l’art dans la ville et dans le monde.

À propos de la Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal

La Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal est un organisme à but non lucratif qui a pour mandat d’organiser les festivités et contributions socio-économiques qui marqueront le 375e anniversaire de Montréal en 2017. Privilégiant la mise en valeur de l’expertise montréalaise, elle agit comme un catalyseur des forces dans la réalisation de son mandat : mobiliser la communauté, mettre en œuvre une stratégie de financement, administrer de façon rigoureuse les fonds recueillis, élaborer une programmation de qualité et assurer la promotion des festivités.

La Société bénéficie du soutien financier de la Ville de Montréal, du gouvernement du Québec, du gouvernement du Canada et du financement privé de douze Grandes Montréalaises. Pour plus de renseignements : 375mtl.com

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Source et renseignements

Roxane Dumas-Noël
Responsable des relations publiques
[email protected]
Tél. : 514 847-6232

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