Edmund Alleyn

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Dans mon atelier, je suis plusieurs

Cette exposition met en lumière l’artiste Edmund Alleyn, une figure moins établie dans l’histoire de l’art québécois récent. Si l’ambiguïté de la place qu’il occupe s’explique en partie par son absence du territoire québécois au moment de la Révolution tranquille, elle est surtout due aux « multiples personnalités » artistiques qu’il a incarnées. En effet, Alleyn a connu au cours de sa carrière une succession de ruptures stylistiques qui lui ont permis de résister à toute tentative de classification définitive. À travers une soixantaine d’œuvres, cette rétrospective jette un regard sur la carrière de l’artiste, en retraçant les moments clés, entre la fin des années 1950 et le début des années 2000.

À signaler

  • Première rétrospective de l’artiste depuis son décès en 2004. Sa rétrospective précédente remonte à 1994-1995 quand le Musée national des beaux-arts du Québec et le Musée de Joliette s’associaient pour présenter Les Horizons d’attentes 1955-1995.
  • Première publication substantielle en 10 ans avec les contributions d’Olivier Asselin, Vincent Bonin, Mark Lanctôt, Gilles Lapointe et Aude Weber-Houde.

Biographie

Né à Québec en 1931 dans la communauté anglo-irlandaise, Edmund Alleyn étudie à l’École des beaux-arts de Québec auprès de Jean-Paul Lemieux. En 1955, il remporte le Grand Prix au concours artistique de la Province de Québec et une bourse de la Société royale du Canada. Alleyn séjourne en France de 1955 à 1970 où il s’inscrit dans le sillon de l’abstraction lyrique, il s’inspire ensuite de l’art des Amérindiens de la côte Ouest, pour finalement se réorienter vers une imagerie issue de l’univers de la technologie, de l’électronique et des communications de masse. À son retour au Québec, l’artiste est frappé par les changements qui s’y sont opérés pendant son absence et son oeuvre en porte des manifestations. En 1990, il expose la série Indigo, à la Galerie des Arts Lavalin et au 49e Parallèle à New York. Au Musée des beaux-arts de Sherbrooke en 2004, il présente son ultime série Les Éphmérides qui comprend douze grands formats sur toile ainsi que des lavis. Il est décédé le 24 décembre 2004 à l’âge de 73 ans.

Série de conversations

En plus de l’exposition consacrée à l’artiste, le MAC a souligné l’importance d’Edmund Alleyn par une série de conversations publiques au sujet de l’homme et de son œuvre. Ces conversations sont disponibles pour écoute en format audio.

Renseignements complémentaires

Commissaire(s)
Mark Lanctôt
Partenaire(s)
Installation de l’œuvre Introscaphe I, 1968-1970 de l’artiste Edmund Alleyn

Cette œuvre est présentée dans le cadre de l'exposition « Edmund Alleyn. Dans mon atelier je suis plusieurs », du 19 mai au 25 septembre 2016.

Le Magazine du Musée

Le Magazine du Musée

Été 2016, 1916-8675, PDF.

Edmund Alleyn

Edmund Alleyn

Mark Lanctôt, avec la collaboration d’Olivier Asselin, Vincent Bonin, Gilles Lapointe, Aude Weber-Houde, 2016, 978-2-551-25749-2, 216 pages,100 ill. (60 coul.) souple.

39,95 $

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