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Conférence de Eyal Weizman

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Forensic Architecture

Le 17 novembre 2019, le Musée vous conviait à une conférence d’Eyal Weizman, directeur fondateur du groupe de recherche Forensic Architecture, à l’auditorium de la Grande Bibliothèque (BAnQ). Dans le cadre de sa programmation numérique, le MAC a le plaisir de vous inviter à voir ou revoir gratuitement cette conférence exclusive.

Dans cet exposé, intitulé Forensic Architecture: The Long Duration of a Split Second, Eyal Weizman présente les travaux récents du groupe et explore plus particulièrement les thématiques de la violence policière et de l’intelligence artificielle.

Forensic Architecture (FA) est un collectif d’artistes, d’architectes, de cinéastes, de journalistes d’enquête, de scientifiques, de développeurs de logiciels et d’avocats, œuvrant sous la forme d’une agence de recherche dirigée par l’architecte israélo-britannique Eyal Weizman. Fondé en 2010 dans le cadre du Centre for Research Architecture à Goldsmith, University of London, ce collectif étudie les conflits politiques contemporains, la violence policière et les violations des droits de l’homme, avec la collaboration des communautés touchées, des procureurs internationaux, des groupes de justice environnementale et des organisations médiatiques. Les résultats de ces recherches sont rendus publics devant les tribunaux internationaux, les tribunaux citoyens et les commissions d’enquête ainsi que dans le cadre d’expositions, de publications, de conférences et de séminaires. Ainsi divers types de forums sont investis pour réfléchir aux formes contemporaines de la violence dans le contexte politique et culturel de notre époque.

Le travail de ces enquêteurs a été présenté dans des expositions internationales d’art et d’architecture. Pour leur enquête récemment vue à la Biennale du Whitney 2019, FA a formé un algorithme d’intelligence artificielle afin de rechercher des images du Triple-Chaser, une grenade de gaz lacrymogène fabriquée par Defense Technology, une filiale du Groupe Safariland. Analysant des photographies en ligne et des images de caméras civiles, l’algorithme a pu détecter et localiser l’utilisation de cette grenade dans divers pays en Amérique du Nord et du Sud, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.


Eyal Weizman est professeur en cultures spatiales et visuelles et directeur-fondateur du Centre pour la recherche en architecture du Goldsmiths College (University of London). En 2010, il a fondé l’agence de recherche Forensic Architecture qu’il dirige depuis. Le travail de cette agence est documenté dans l’exposition et l’ouvrage FORENSIS (Sternberg, 2014), de même que dans Forensic Architecture: Violence at the Threshold of Detectability (Zone/MIT, 2017) et dans plusieurs expositions à travers le monde. En 2007, il a mis sur pied, avec Sandi Hilal et Alessandro Petti, le collectif en architecture DAAR à Beit Sahour, en Palestine ; le travail de ce groupe a été documenté dans Architecture after Revolution (Sternberg, 2014). En 2013, il a conçu une folie permanente à Gwangju, en Corée du Sud, qui a fait l’objet d’une documentation dans le livre The Roundabout Revolution (Sternberg, 2015). Parmi ses autres publications, mentionnons The Conflict Shoreline (Steidl et Cabinet, 2015), Mengele’s Skull (Sternberg, 2012), The Least of all Possible Evils (Verso, 2011), Hollow Land (Verso, 2007) et A Civilian Occupation (Verso, 2003). Weizman fait partie du comité de rédaction de Third Text, Humanity, Cabinet et Political Concepts, et il est membre du conseil d’administration du Centre for Investigative Journalism (CIJ) et du comité consultatif en technologie de la Court pénale internationale (CPI) de La Haye. Auparavant, il a été membre des comités consultatifs de ICA à Londres et de B’Tselem à Jérusalem, entre autres. Il détient un diplôme en architecture de l’Architectural Association (1998) à Londres et un doctorat du London Consortium du Birkbeck College (2006).

Renseignements complémentaires

Langue
En anglais (sous-titres français à venir)