À l’occasion de l’exposition femmes volcans forêts torrents, le MAC vous invite à une série de visites-rencontres avec les artistes participantes, auxquelles se joindront Marie-Eve Beaupré, commissaire de l’exposition, Nuria Carton de Grammont, historienne de l’art, et Léuli Eshrāghi, artiste et commissaire d’exposition.

Veuillez noter que la visite-rencontre du mercredi 3 juillet à 17h, avec Sonia Robertson, Maria Ezcurra et Nuria Carton de Grammont, sera suivie à 18h d’un échange en espagnol entre les artistes hispanophones de l’exposition, Nuria Carton de Grammont et le public.

  • asinnajaq et Léuli Eshrāghi : Mercredi 24 avril 2024, 17 h 30 

– TERMINÉE

  • Malena Szlam et Marie-Eve Beaupré : Mercredi 1er mai 2024, 17 h 30

– TERMINÉE

  • Anahita Norouzi et Marie-Eve Beaupré : Mercredi 15 mai 2024, 17 h 30
  • Caroline Gagné, Jacynthe Carrier et Marie-Eve Beaupré : Mercredi 12 juin 2024, 17 h 30
  • Sonia Robertson, Maria Ezcurra et Nuria Carton de Grammont : Mercredi 3 juillet 2024, 17 h. La visite sera suivie d’un échange public en espagnol avec les artistes de l’exposition, à 18 h.
  • Sabrina Ratté, Nelly-Eve Rajotte et Marie-Eve Beaupré : Mercredi 10 juillet 2024, 17 h 30

Espagnol :

Con motivo de la exposición femmes volcans forêts torents [mujeres volcanes bosques torrentes], el MAC le invita a una serie de visitas-encuentros con las artistas participantes, acompañadas por la comisaria de la exposición Marie-Eve Beaupré, la historiadora de arte Nuria Carton de Grammont y la artista y comisaria Léuli Eshrāghi. Le recordamos que seguidamente a la visita-encuentro del miércoles 3 de julio a las 17:00 hs., con Sonia RobertsonMaría Ezcurra y Nuria Carton de Grammont, se realizará a las 18:00 hs. un intercambio en español entre las artistas hispanohablantes de la exposición, Nuria Carton de Grammont y el público.

 

Biographies : 

  • asinnajaq

asinnajaq est d’Inukjuak au Nunavik, et elle vit à Tiohtià:ke (Montréal). Sa pratique inclut la photographie, le cinéma, l’écriture et le commissariat. Elle a co-créé Tillitarniit, un festival de trois jours qui célèbre l’art et les artistes inuits. asinnajaq a écrit et réalisé Three Thousand (2017), un court métrage « documentaire » de science-fiction. Elle a été co-commissaire de l’exposition du collectif Isuma dans le pavillon du « Canada » à la 28e édition de la Biennale de Venise. En 2020, asinnajaq était sur la liste préliminaire du Prix Sobey pour les arts. Elle a été co-commissaire d’INUA, l’exposition inaugurale du centre des arts inuits Qaumajuq (2021), et elle a été responsable de Let’s all be lichen dans le cadre de la série Flaherty NYC à l’automne 2022. Dans son travail, asinnajaq s’intéresse au partage des outils qui permettent d’avancer dans le voyage de la vie.

  • MARIE-EVE BEAUPRÉ

Historienne de l’art et praticienne de terrain, Marie-Eve Beaupré a été nommée directrice générale et artistique de la Fondation Molinari au printemps 2023. Au cours des vingt dernières années, elle a collaboré avec divers centres d’artistes, institutions, musées et galeries, en tant que conservatrice, commissaire, autrice, administratrice et membre de jury. Elle a été conservatrice responsable de la collection au Musée d’art contemporain de Montréal (2016-2023) et conservatrice de l’art contemporain québécois et canadien au Musée des beaux-arts de Montréal (2014-2016). Elle a également contribué à des projets d’exposition, d’acquisition et de recherche avec le Musée national des beaux-arts du Québec (2010-2014) et la Galerie de l’UQAM (2004-2012). Les échanges enrichissants qu’elle a développés avec les artistes au fil des années ainsi que son travail d’inventaire des ateliers d’Edmund Alleyn, de Sylvia Safdie, de John Heward, de Betty Goodwin et de Guido Molinari ont enraciné ses connaissances, sa compréhension et son respect de l’écosystème artistique dans lequel elle agit.

  • JACYNTHE CARRIER

Née près du fleuve à Lévis en 1982, Jacynthe Carrier sʼinvestit depuis une quinzaine dʼannées dans une pratique autour du vivant et de lʼimage. Préoccupée par les tensions qui animent et façonnent nos territoires contemporains, elle crée des performances et des installations qui explorent différentes relations entre le corps et lʼenvironnement, notamment au travers des notions de connexions, de présence et de geste collectif. Au fil des années, ses travaux ont fait lʼobjet de plusieurs reconnaissances et ont été présentés dans de nombreux contextes, majoritairement au Québec, mais également au Canada et lors dʼexpositions à lʼinternationale. Ses œuvres font partie de plusieurs collections privées et muséales. Elle vit à Québec avec sa famille aux abords de la rivière Akiawenrahk (St-Charles).

  • NURIA CARTON DE GRAMMONT

Nuria Carton de Grammont est historienne de l’art, commissaire et chargée de cours à l’Université Concordia, où elle a obtenu son doctorat en 2012. Elle s’intéresse notamment aux pratiques inclusives et à la pluralisation de l’art contemporain. Elle est membre du Laboratoire d’art et de recherche décoloniaux de l’Université du Québec à Montréal et de l’Observatoire des médiations culturelles de l’Institut national de la recherche scientifique de Montréal. En tant que commissaire, elle a présenté diverses expositions d’art contemporain au Mexique et au Canada. Elle a publié des articles spécialisés dans divers magazines et est co-éditrice du livre Politics, Culture and Economy in Popular Practices in the Americas (Peter Lang, 2016). Elle est actuellement directrice de SBC galerie d’art contemporain.

  • LÉULI ESHRAGHI

Léuli Eshrāghi, né·e en 1986 en pays Yuwi, appartient aux clans Seumanutafa et Tautua de l’archipel sāmoan, et vit et travaille à Tiohtià:ke / Mooniyaang / Montréal. Sa démarche artistique et commissariale privilégie la visualité internationale autochtone, asiatique et noire, les langues sensuelles et parlées, et les pratiques cérémonielles-politiques.

Eshrāghi a œuvré comme commissaire de la TarraWarra Biennial 2023 : ua usiusi faʻavaʻasavili (Prix très remarqué, Victorian Museums and Galleries Awards 2023), comme commissaire-chercheur·euse extraordinaire à l’University of Queensland Art Museum où iel a co-commissarié les expositions Oceanic Thinking: Season Two (2022), Mare Amoris | Sea of Love (2023-24), et How we remember tomorrow (2024), et comme contributeurice ou directeurice de nombreux ouvrages. Son essai Bambae ol stamba fasin blong lukaotem mo kasem ol wanwan saed blong solwora i no save lusum (Prix très remarqué, AAANZ Arts Writing and Publishing Awards 2023) a été conçu pour la monographie Daniel Boyd: Treasure Island. Iel a commissarié ou collaboré à divers expositions, jurys, résidences et rassemblements dans des centres d’art actuel et des musées d’art au Canada, en France, en Australie, à Hawaiʻi et en Aotéaroa.

Eshrāghi est conservateurice des arts autochtones au Musée des beaux-arts de Montréal, mentor·e au sein du Projet Pilimmaksarniq / Pijariuqsarniq: Futurités inuit en leadership culturel et membre des comités des arts autochtones et des arts visuels du Conseil des arts de Montréal. Iel a cumulé deux mandats de 2016 à 2022 sur le CA de l’Indigenous Curatorial Collective/Collectif des commissaires autochtones (ICCA) à titre de représentant·e du Grand Océan. Iel a fait partie de plusieurs collectifs commissariaux dont Visiting Curators et Powerhouse-galang.

  • MARIA EZCURRA

Maria Ezcurra est une artiste et enseignante latino-canadienne qui vit à Montréal/Tiohtià:ke/Mooniyang. Elle a présenté son travail à de nombreuses reprises au Canada, aux États-Unis, en Europe et au Mexique, notamment au Museo Universitario Arte Contemporáneo et au Museo de Arte Moderno de Mexico, à la Nuit Blanche de Toronto, au Musée des beaux-arts de Montréal, à Oboro, à La Centrale Powerhouse et á Projet Casa. Elle a également développé plusieurs projets dʼart public, participatif ou communautaire dans des contextes variés, et elle est lʼune des membres fondatrices du collectif Intervals. Ezcurra détient un doctorat en éducation artistique de lʼUniversité Concordia et est actuellement chargée de cours aux universités McGill et Concordia. Elle a reçu le Prix de la diversité en arts visuels du Conseil des arts de Montréal (2019), le Prix Powerhouse du La Centrale galerie (2022) et elle a reçu le 2023 Prix dʼArt Contemporain du MNBAQ. Ses domaines de recherche sont le pouvoir culturel des objets personnels, lʼincarnation genrée de lʼhabillement et des textiles; mémoire, identité, appartenance et immigration.

  • CAROLINE GAGNÉ

Caroline Gagné vit et travaille à Québec et à Saint-Jean-Port-Joli. Elle détient un baccalauréat en arts visuels (1998) et une maîtrise interdisciplinaire en art avec distinction (2012) de l’Université Laval. Elle a notamment participé à la Biennale nationale de sculpture contemporaine (Trois-Rivières), à la biennale Manif d’art et au Mois Multi (Québec), au festival Temps d’images (Montréal), au FIMAV (Victoriaville), aux Instants fertiles (Saint-Nazaire, France), et aux évènements Périphéries Québec-Zagreb-Sarajevo (Zagreb, Croatie), Cités invisibles (Montréal) et C’est arrivé près de chez vous : l’art actuel à Québec (Québec). Ses œuvres ont également été exposées à Occurrence et à la Galerie de l’UQAM (Montréal), à la Galerie d’art Stewart Hall (Pointe-Claire), à Sporobole (Sherbrooke), à la Stryx Gallery (Birmingham, Angleterre), au Lieu et à VU (Québec). Elle compte à son actif plusieurs résidences dont Est-Nord-Est (Saint-Jean-Port-Joli, 2011), Daïmôn (Gatineau), La Chambre Blanche (Québec) et Rad’Art (San Romano, Italie). En 2011, l’installation sonore CARGO lui a valu un Prix d’excellence des arts et de la culture de la Ville de Québec. Active dans son milieu, elle a assuré la direction artistique du centre d’artistes Avatar de 2013 à 2019.

  • ANAHITA NOROUZI

Anahita Norouzi est une artiste multidisciplinaire originaire de Téhéran qui vit et travaille à Montréal/Tiohtià:ke/Mooniyang depuis 2018. Dans le cadre de sa démarche axée sur la recherche, elle sʼinspire de récits marginalisés et porte une attention particulière à lʼhéritage des explorations botaniques et des fouilles archéologiques, notamment en lien avec les relations complexes unissant recherche scientifique et exploitation des géographies non occidentales.

À travers une variété de matériaux et techniques, tels que la sculpture, lʼinstallation, la photographie et la vidéo, Norouzi explore différentes perspectives culturelles et politiques sur lʼ« autre », humain et non humain, mettant ainsi en évidence la situation complexe et conflictuelle dans laquelle se retrouvent les peuples, les espèces végétales et les artéfacts culturels déplacés, tout en interrogeant les responsabilités des terres dʼaccueil.

  • NELLY-EVE RAJOTTE

Nelly-Ève Rajotte est professeure à lʼÉcole de Design de lʼUQAM où elle dirige lʼaxe Image en mouvement et design sonore. Artiste visuelle et médiatique, sa pratique hybride sʼintéresse tout particulièrement à lʼimage en mouvement, au son et à lʼimmersion – et ce, à travers la performance et lʼinstallation. Outre de nombreuses expositions en sol québécois avec notamment le Musée dʼart de Joliette, Fonderie Darling, Occurrence, Clark, Optica et Circa, ses œuvres ont été diffusées dans plusieurs festivals au Canada, dont MUTEK, le Festival International du film sur lʼart et Espace [IM] Média, ainsi quʼà lʼétranger – International short film festival of Berlin (Allemagne), Transmediale (Allemagne), MUTEK (Argentine, Japon et Mexique), Lab30 (Allemagne), Finnish Contemporary Art Fair (Finlande) et ISEA2020. Son travail sera présenté au Musée dʼart contemporain de Montréal (MAC) au printemps 2024.

  • SABRINA RATTÉ

Sabrina Ratté est une artiste canadienne basée à Montréal/Tiohtià:ke/Mooniyang. Elle crée des écosystèmes qui évoluent au sein d’installations interactives, de séries de vidéos, d’impressions numériques, de sculptures ou de réalité virtuelle. Influencées par la science-fiction, la philosophie et divers textes théoriques, ses œuvres explorent la convergence de la technologie et de la biologie, l’interaction entre la matérialité et la virtualité, ainsi que l’évolution spéculative de notre environnement.

Son travail a été exposé dans des institutions telles que le musée Laforet à Tokyo, le Musée des beaux-arts de Montréal, le Centre Pompidou à Paris, le Centre PHI à Montréal, le Chronus Art Center à Shanghai, le musée Max Ernst à Brühl et le Museum of the Moving Image à New York. Elle a présenté des expositions personnelles à la Gaîté Lyrique à Paris, à Fotografiska à Shanghai, et à l’Arsenal Contemporary Art à Montréal et à New York. Notamment, son travail fait partie de la collection du Musée d’art contemporain de Montréal. Ratté a été présélectionnée pour le prix Sobey pour les arts au Canada en 2019 et a fait partie des finalistes en 2020.

  • SONIA ROBERTSON

Ilnu de Mashteuiatsh où elle vit actuellement, Sonia Robertson est artiste, art-thérapeute et commissaire. Bachelière en art interdisciplinaire de lʼUniversité du Québec à Chicoutimi depuis 1996, elle a participé à de nombreux évènements artistiques au Québec (Canada), en France, en Haïti, au Mexique et au Japon. Elle a développé une approche in situ qui devient de plus en plus participative. Lʼart est pour elle un moyen dʼexpression et de guérison puissant. En 2017, elle a complété une maîtrise en art-thérapie à lʼUniversité du Québec en Abitibi-Témiscamingue au cours de laquelle elle a créé une approche liée à lʼimaginaire des peuples chasseurs-cueilleurs.

Elle a travaillé à mettre en valeur lʼart comme moyen de prise en charge et dʼexpression pour les gens de sa communauté, dans laquelle est impliquée, à travers KamishkakʼArts (Fondation Diane Robertson), organisme quʼelle a fondé en 1994. Elle a également cofondé les ateliers dʼartistes TOUTTOUT de Chicoutimi en 1997 et Kanatukulieutsh uapikun en 2001, qui veille à la sauvegarde et à la promotion des savoirs des Pekuakamiulnuatsh sur les plantes. Depuis 1994, elle a participé à des projets comme commissaire, situés à la frontière entre lʼart et lʼart-thérapie. Entre autres, elle a agi comme commissaire pour le projet Aki Odehi au Centre dʼexposition de Val-dʼOr et comme chargée de projet au Musée amérindien pour lʼexposition permanente participative Lʼesprit du Pekuakamiulnu en 2005. Ces deux projets ont reçu le prix dʼexcellence de la Société des musées du Québec.

  • MALENA SZLAM

Malena Szlam est une artiste et cinéaste chilienne établie à Montréal/Tiohtià:ke/Mooniyang. À travers ses installations, films et photographies, elle explore la perception incarnée ainsi que les dimensions matérielles et affectives du processus cinématographique analogique. Son travail donne forme à des approximations lyriques du monde naturel. Sensible à la géopolitique des phénomènes naturels, son travail récent porte sur la géologie, les sciences de la terre et la volcanologie.Les œuvres de Szlam ont été présentées dans divers festivals et musées tels que le Festival international du film de Toronto, le MoMA, le New Directors/New Films, le Museum of Moving Image, le Media City Film Festival, le Melbourne International Film Festival, le Cinéma du Réel, le CPH:DOX, le Festival international du film de Rotterdam et 25 FPS. Parmi ses expositions collectives récentes, mentionnons Expanded Plus: Utopian Phantom à la Factory of Contemporary Arts Palbok (Corée du Sud) et The Moon: From Inner Worlds to Outer Space au Musée d’art moderne Louisiana (Danemark). Citons également ses expositions individuelles Inexistent Time, organisée par Los Angeles Filmforum, et Infra, présentée à la Galerie dʼart contemporain SBC. Les œuvres de Szlam figurent dans la collection permanente du MoMA.