Leonard Cohen

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Une brèche en toute chose/A Crack in Everything Achat de billets

Présentée par CBC/Radio-Canada, l’exposition Leonard Cohen : Une brèche en toute chose/A Crack in Everything est inscrite dans la programmation officielle des activités du 375e anniversaire de Montréal. Inspirée de l’univers, des grands thèmes de la vie et de l’œuvre de Leonard Cohen, elle est la première exposition à être entièrement consacrée à l’imaginaire et à l’héritage de cette icône planétaire montréalaise, grand auteur-compositeur et homme de lettres.

 

  • 20 œuvres
  • 40 artistes
  • 10 pays

L’œuvre d’une vie revisitée par l’art contemporain

Véritable exposition multidisciplinaire où se mélangent arts visuels, réalité virtuelle, installations, performances, musique et écriture, Leonard Cohen – Une brèche en toute chose / A Crack in Everything propose au public des oeuvres inédites expressément commandées par le MAC, et conçues par des artistes locaux et internationaux qui se sont inspirés de la vie de Leonard Cohen, de son oeuvre et de son héritage artistique.

Une exposition à voir et à écouter

Leonard Cohen, Trouville 1988, d’après une photographie de Claude Gassian. Gracieuseté de Old Ideas, LLC

En plus des œuvres qui seront créées spécialement pour Leonard Cohen – Une brèche en toute chose / A Crack in Everything, l’exposition comprendra des environnements multimédias novateurs dans lesquels seront reprises et interprétées les chansons de Cohen, et seront examinés ses documents d’archives (écrits, dessins et enregistrements produits sur une période de cinquante ans).

Six salles sont consacrées à la célébration critique, à l’hommage affectueux et, un an après son décès, à la commémoration paisible d’une grande réussite artistique et d’une vie inspirante.

Romancier, poète et auteur-compositeur-interprète montréalais de réputation internationale qui a inspiré des générations d’écrivains, de musiciens et d’artistes, Cohen est un extraordinaire poète de la tristesse et de la condition humaine qui a exprimé ce que signifie le fait d’être vraiment sensible aux complexités et aux désirs à la fois du corps et de l’esprit.

La pensée, l’écriture et la musique de Leonard Cohen sont aussi belles que désespérantes. Pendant des décennies, le romancier, poète et auteur-compositeur-interprète nous a livré un monde de mélancolie mais aussi des observations profondes sur l’état du cœur humain. Avec autant de gravité que de grâce, il s’est forgé un langage remarquablement inventif et singulier, manifestant à la fois une spiritualité exaltée et une sexualité toute terrestre. À l’instrument émoussé qu’était son illustre voix — «une corne de brume en velours», profonde et caverneuse — et plus récemment, aux chuchotements râpeux proches de la psalmodie, il a donné de belles mélodies et des arrangements simples qui trahissent une grande intelligence musicale. Son entrelacement du sacré et du profane, du mystère et de l’accessibilité, a été une combinaison si formidable qu’elle s’est gravée dans notre mémoire.

 


Quand nous avons eu l’idée de cette exposition, nous sommes d’abord allés chercher l’accord de Leonard Cohen qui a tout de suite été ravi de ce projet et de l’angle qu’on lui proposait. Dans le contexte récent de sa mort, notre exposition prend un sens nouveau. Elle devient aussi un hommage à cette icône planétaire. 

John Zeppetelli, directeur général et conservateur en chef du MAC

  • ARTISTES EN ARTS VISUELS ET MUSICIENS PARTICIPANT À L'EXPOSITION
  • Kara Blake
    Kara Blake Kara Blake (Canada)

    Kara Blake est une cinéaste montréalaise dont les projets créatifs comprennent des courts métrages, des vidéoclips, des effets visuels de concerts et des installations. S’intéressant à la fusion de la réalité et de la fiction, ainsi que du passé et du présent, Kara Blake travaille souvent avec du matériel d’archives afin de créer de nouveaux récits qui incitent à réexaminer le monde qui nous entoure. À la fois réalisatrice et monteuse portant une attention particulière aux sons et à la musique, l’artiste s’efforce de créer des expériences audiovisuelles captivantes.

    Sur la scène internationale, ses films ont été présentés au Musée d’art moderne de New York, au festival du film de Telluride, au festival international du film documentaire de Copenhague (CPH:DOX), ainsi que sur les chaînes Bravo et Independent Film Channel. The Delian Mode, un documentaire expérimental à propos de Delia Derbyshire, pionnière de la musique électronique, a eu l’honneur de remporter les prix Genie et HotDocs pour le meilleur court métrage documentaire en 2009. Kara Blake a par ailleurs collaboré avec plusieurs artistes et musiciens, dont l’Ensemble contemporain de Montréal, Peaches, The Besnard Lakes et la compositrice Nicole Lizée. En tant que monteuse et compositrice, elle a travaillé en partenariat avec l’Office national du film du Canada, Moment Factory, la Société Radio-Canada, ainsi que de nombreux producteurs indépendants, tant pour le cinéma que pour la télévision.

    Kara Blake est titulaire d’un baccalauréat en arts appliqués de l’Université Ryerson à Toronto et d’une maîtrise des Beaux-Arts de l’Université Concordia à Montréal, où elle habite et travaille toujours.

    Photo: Kevin Finlayson

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  • Candice Breitz
    Candice Breitz Candice Breitz (Afrique du Sud)

    Candice Breitz (née à Johannesburg) est une artiste vivant à Berlin dont les installations vidéo ont fait le tour du monde. Tout au long de sa carrière, elle a exploré la dynamique selon laquelle la personnalité des individus est façonnée par la collectivité au sein de laquelle ils évoluent, qu’il s’agisse d’une collectivité proche comme la famille ou de collectivités réelles ou créées de toutes pièces formées non seulement par l’appartenance nationale, la race, le sexe et la religion, mais aussi par l’influence toujours plus incontestable qu’exercent les médias de masse, comme la télévision et le cinéma, ainsi que la culture populaire. Plus récemment, Candice Breitz s’est penchée sur les conditions favorables à l’empathie en illustrant une société mondialisée surmédiatisée au sein de laquelle les individus s’identifient largement à des personnages fictifs et à des célébrités, tout en faisant preuve d’une indifférence totale envers la détresse de ceux qui affrontent réellement l’adversité.

    Diplômée de l’Université du Witwatersrand (Johannesburg), de l’Université de Chicago et de l’Université Columbia (NYC), elle a participé au programme Independent Studio du Whitney Museum et a été résidente au « Pavillon » du Palais de Tokyo en tant qu’artiste invitée en 2005-2006. Elle occupe un poste permanent de professeure à la Braunschweig University of Art depuis 2007.

    Son œuvre a fait l’objet d’expositions individuelles dans plusieurs musées et galeries d’art d’envergure internationale, dont le Musée d’art moderne de San Francisco, le Palais de Tokyo (Paris), la galerie d’art Power Plant (Toronto), le Musée d’art moderne Louisiana (Humlebæk), le Moderna Museet (Stockholm), le Castello di Rivoli (Turin) et la South African National Gallery (Le Cap).

    En compagnie de Mohau Modisakeng, Candice Breitz représente cette année l’Afrique du Sud dans le cadre de la 57e Biennale de Venise. Par le passé, elle a participé à plusieurs biennales, de Johannesburg (en 1997) à Dakar (en 2014). Son œuvre a par ailleurs été présentée dans le cadre du Festival du film Sundance (New Frontier, 2009) et du Festival international du film de Toronto (David Cronenberg : Transformation, 2013).

    De nombreux musées ont acquis ses œuvres, dont le Musée d’art moderne et le musée Solomon R. Guggenheim (New York), le Musée d’art moderne Louisiana (Humlebæk), le Musée d’art moderne de San Francisco, le Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa), le Musée des beaux-arts de l’Ontario (Toronto), le Castello di Rivoli (Turin) et la National Gallery of Victoria (Melbourne).

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  • Daily tous les jours
    Daily tous les jours Daily tous les jours (Canada)

    Daily tous les jours crée des œuvres interactives grand format inspirées des expériences collectives. Le studio de design utilise la technologie et la narration pour explorer la collaboration, l’avenir des villes et le pouvoir de l’être humain. Dtlj est surtout connu pour ses œuvres dans l’espace public, où les passants sont invités à jouer un rôle important dans la transformation de leur environnement et de leurs relations. Ses œuvres mêlent les arts numériques, les prestations et le design d’espaces à l’aide d’outils qui vont des détecteurs aux téléphones en passant par les données en temps réel, les instruments de musique, les chorégraphies de danse, la nourriture et la méditation.

    Dtlj a remporté pour ses œuvres de nombreuses reconnaissances internationales, dont le prix du meilleur spectacle aux IxDA Interaction Awards, le Grand Prix aux UNESCO Shenzhen Design Awards, le Knights Cities Challenge for Civic Innovation, le prix Innovation by Design de Fast Company, ainsi qu’un prix de l’Americans for the Arts Public Art Network. Dtlj est aussi très actif dans les communautés des arts numériques et du design, donnant des conférences et des ateliers à travers le monde, notamment à SXSW, EYEO, INST-INT, New Cities Summit, TEDx et Ars Electronica.

    Basé à Montréal, Daily tous les jours a été cofondé par Melissa Mongiat et Mouna Andraos. Melissa Mongiat est titulaire d’une maîtrise en Environnements narratifs du Central Saint Martins College de Londres, alors que Mouna Andraos est titulaire d’une maîtrise en Télécommunications interactives (ITP) de l’Université de New York et occupe un poste de professeure agrégée à l’Université Concordia.

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  • Janet Cardiff et George Bures Miller
    Janet Cardiff et George Bures Miller Janet Cardiff et George Bures Miller (Canada)

    Les artistes canadiens Janet Cardiff et George Bures Miller vivent et travaillent en Colombie-Britannique. Ils sont reconnus à l’échelle internationale pour leurs installations sonores multimédias immersives ainsi que pour leurs marches sonores et visuelles.

    L’œuvre de Janet Cardiff et de George Bures Miller a fait l’objet de nombreuses expositions individuelles dans des musées d’envergure internationale, dont le Musée d’art ARoS d’Aarhus (Danemark), le Musée national centre d’art Reina Sofía (Madrid), le Menil Collection (Houston, TX), le Musée d’art contemporain de Barcelone, la Hamburger Bahnhof (Berlin), la Vancouver Art Gallery et l’Art Gallery of Ontario (Toronto), entre autres. Les artistes ont aussi participé à d’importantes expositions collectives telles que la 19e Biennale de Sydney en 2014 et dOCUMENTA (13), en plus d’avoir représenté le Canada à la Biennale de Venise en 2001, où ils ont remporté le prix spécial du jury ainsi que le prix Benesse. Leurs œuvres font partie de la collection permanente du Musée d’art moderne de New York, de la Tate de Londres, de l’Astrup Fearnley Museet d’Oslo, du Hirshhorn Museum and Sculpture Garden à Washington D.C. et du Musée d’art moderne Louisiana à Humlebæk.

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  • Christophe Chassol
    Christophe Chassol Christophe Chassol (France)

    Christophe Chassol est né en 1976. Compositeur radicalement à part, il a commencé le conservatoire à l’âge de 4 ans et intégré en 2002 le Berklee College of music. Il a ensuite composé pour le cinéma, la télévision, la publicité et l’art contemporain, en plus de collaborer avec Phoenix, Sebastien Tellier ou encore tout récemment, Frank Ocean. Chassol développe des créations sonores et visuelles qui posent la marque d’un univers dense. Il a pour objectif d'harmoniser le réel, la vie, le monde, tout ce qu'il rencontre, tout ce qui lui parle.

    Harmoniser le réel, c'est partir d'une image l'intéressant dès lors qu'elle produit un son : Chassol la duplique et joue avec le montage pour créer un motif rythmique et visuel, harmonisant les sons ainsi créés pour produire un véritable objet filmique et musical. Le résultat porte un nom : « ultrascore » Son dernier « Ultrascore », Big Sun, rayonnant quatrième album réalisé aux Antilles, clôt une trilogie commencée à la Nouvelle Orléans en 2011 avec Nola Chérie et suivie par l’Inde en 2013 avec Indiamore.

    Actuellement en tournée dans le monde entier, il a déjà commencé l’écriture de son prochain ultrascore qui devrait voir le jour début 2018

    Photo : Louis Canadas

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  • Tacita Dean
    Tacita Dean Tacita Dean (Royaume-Uni)

    Tacita Dean est une artiste eurobritannique née en 1965 à Canterbury. Elle habite et travaille à Berlin et à Los Angeles, où elle a récemment été l’artiste en résidence au Getty Research Institute (2014/2015). Les films, les dessins et les autres œuvres de Tacita Dean sont extrêmement originaux. Son plus récent film évoque quelque chose que ni la peinture ni la photographie n’arrivent à saisir. Il s’agit de films à l’état pur. Bien que Tacita Dean sache apprécier le passé, son art évite toute forme d’approche didactique. Son œuvre est portée par un sens de l’histoire, du moment et du lieu, de la qualité de la lumière et par l’essence du film en soi. La pierre angulaire de son art subtil mais ambitieux réside en la vérité du moment, l’utilisation du film comme médium et les sensibilités individuelles.

    Tacita Dean a remporté de nombreux prix, y compris le sixième prix Benesse lors de la 51e Biennale de Venise en 2005, le prix Hugo Boss au musée Solomon R. Guggenheim à New York en 2006 et le prix Kurt Schwitters en 2009. Récemment, ses œuvres ont été exposées au musée Tamayo (2016); à l’Espace Louis Vuitton Munich (2016); à la 12e Biennale d’Istanbul (2015); au TIFF Bell Light Box, Toronto (2015); à la 19e Biennale de Sydney (2014); au Statens Museum for Kunst, Copenhague, Danemark (2014); au The Fabric Workshop and Museum, Philadelphie (2013); au Australian Centre for Contemporary Art, Melbourne (2013); à la fondation Botín, Santander (2013); à Documenta (13), Cassel (2012); au New Museum, New York (2012); au Turbine Hall du Tate Modern, Londres (2011) et au Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig, Vienne (2011).

    Au printemps 2018, les œuvres de Tacita Dean seront présentées à la Royal Academy of Arts, à la National Gallery et à la National Portrait Gallery, à Londres, dans le cadre d’une toute première collaboration entre ces trois institutions.

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  • Thomas Demand
    Thomas Demand (Allemagne)

    Né en 1964 à Munich, Thomas Demand est un artiste allemand connu pour ses photos grand format qui illustrent des espaces tirés d’images des médias de masse reconstituées à l’aide de papier et de carton. À travers son œuvre, il s’efforce de démolir le concept selon lequel la photographie est un média inévitablement objectif ou fidèle à la réalité en s’intéressant à l’écart qui existe entre celle-ci et sa représentation.

    Après avoir passé son enfance à Munich, Thomas Demand a fréquenté, de 1987 à 1992, les Académies des beaux-arts de Munich et de Düsseldorf avant d’obtenir une maîtrise des Beaux-Arts du Goldsmiths’ College de Londres en 1994. Il s’est d’abord concentré sur la sculpture, se servant de la photo pour documenter ses reconstructions en papier et en carton. Toutefois, les places occupées par la photographie et la sculpture dans son processus artistique se sont inversées en 1990; la photographie est devenue l’œuvre d’art pour laquelle il utilise comme modèle des images tirées de souvenirs personnels et, plus souvent, des photographies trouvées dans les médias de masse.

    Après sa première exposition individuelle à la galerie Tanit de Munich en 1992, Thomas Demand a présenté son œuvre dans plusieurs grands musées et galeries d’art à travers le monde. Son art a fait l’objet d’expositions individuelles au Musée d’art moderne de Fort Worth (2016), au Centre DHC/ART de Montréal (2013), à la National Gallery of Victoria de Melbourne (2012), au Musée d’art moderne de Tokyo (2012), lors du Kaldor Public Arts Project #25 à Sydney (2012), au musée Boijmans van Beuningen de Rotterdam (2010), à la Neue Nationalgalerie de Berlin (2009), au MUMOK de Vienne (2009), à la Fondation Prada à Venise (2007), à la Serpentine Gallery de Londres (2006) et au Musée d’art moderne de New York (2005), ainsi que d’une rétrospective au Musée d’art de Bregenz (2004). Thomas Demand a aussi représenté l’Allemagne lors de la 26e Biennale de Sao Paulo (2004) et participé en 2017 à une importante exposition de la Fondation Prada à Venise en compagnie d’Alexander Kluge et d’Anna Viebrock.

    Son œuvre compte parmi les collections de nombreux musées, dont celles du Musée d’art moderne et du Guggenheim à New York, du Centre Pompidou à Paris et du Tate Modern à Londres.

    L’artiste a par ailleurs occupé le poste de conservateur d’expositions à maintes occasions, dont « L’Image volée » à la Fondation Prada de Milan (2016), « Model Studies » à la Fondation Graham de Chicago (2013) et « La carte d’après nature » au Nouveau musée national de Monaco (2010). De plus, il a contribué à la 13e Biennale architecturale de Venise intitulée « Common Ground » (2012).

     

    Il habite et travaille à Berlin et à Los Angeles.

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  • Kota Ezawa
    Kota Ezawa Kota Ezawa (Allemagne)

    Né à Cologne, en Allemagne, Kota Ezawa vit et travaille maintenant à Oakland en Californie.
    À travers son œuvre, il explore l’appropriation des événements et des images actuelles ainsi que la méditation à ce sujet. Afin de remettre en question leur validité en tant que vecteurs d’événements historiques actuels et d’expériences personnelles, il transpose des films et des images photo et vidéo qu’il trouve en dessins et en animations qui réduisent une imagerie complexe en sa plus simple expression bidimensionnelle.

    L’œuvre de Kota Ezawa a fait l’objet d’expositions individuelles partout au Canada et aux États-Unis, dont au SITE Santa Fe (2017), au Mead Art Museum à Amherst au Massachusetts (2017), à la galerie d’art Albright-Knox à Buffalo dans l’État de New York (2013), à la Vancouver Art Gallery Offsite (2012), ainsi qu’au Hayward Gallery Project Space à Londres en Angleterre (2007). Il a aussi participé à des expositions collectives dans de grands musées comme le Musée d’art moderne de New York, l’Art Institute de Chicago et le Musée d’art moderne de la ville de Paris. Il enseigne actuellement le cinéma et les beaux-arts à titre de professeur agrégé au California College of the Arts.

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  • George Fok
    George Fok George Fok (Hong-Kong)

    Originaire de Hong Kong, George Fok est un artiste vidéaste basé à Montréal. Il a reçu sa formation en design à l’Université polytechnique de Hong Kong, acquérant ainsi un mélange éclectique d’éducation artistique britannique traditionnelle et de philosophie orientale progressiste. À son arrivée à Montréal, il a cofondé Epoxy Communications et s’est imposé en tant que directeur de la création grâce à sa capacité à transcender les frontières entre les différentes plateformes de communication visuelle, du design graphique à la photographie, en passant par le cinéma, la vidéo et les effets spéciaux.

    Reposant sur une approche à la fois conceptuelle et commerciale, son œuvre s’intéresse à la rencontre entre l’art, la musique et la mode. Ses travaux ont été exposés dans des galeries traditionnelles et ont aussi été vus dans des films hollywoodiens, dont À travers l’univers et Plus étrange que fiction. Au cours des dix dernières années, il a occupé le poste de directeur de la création au Centre Phi, une organisation montréalaise consacrée aux arts et à la culture. Parmi ses collaborateurs habituels, George Fok compte des musiciens et des créateurs de mode. Le fait qu’il rejette les frontières interdisciplinaires lui permet d’explorer plus en profondeur la nature plastique de l’image et de créer de nouvelles possibilités de signifiances.

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  • Ari Folman
    Ari Folman Ari Folman (Israël)

    Ari Folman est un réalisateur et scénariste israélien. Né en 1962 à Haïfa, il a étudié à l’École de cinéma et de télévision de l’Université de Tel-Aviv. Ses parents se sont rencontrés en Pologne, dans le ghetto de Lodz où ils se sont mariés le 18 août 1944. Le lendemain matin, ils ont été déportés à Auschwitz lorsque le ghetto a été liquidé.

    Ari Folman a amorcé sa carrière en réalisant des documentaires. Son premier film, Comfortably Numb, coréalisé avec Ori Sivan en 1991, a remporté le prix du meilleur documentaire de l’Académie israélienne lors du Festival du film de Jérusalem, ainsi que de nombreuses autres récompenses internationales. Son film Clara Hakedosha, aussi coréalisé avec Ori Sivan en 1996, a remporté six prix de l’Académie israélienne, dont celui du meilleur réalisateur et du meilleur film, ainsi que les prix du jury lors des festivals internationaux du film de Karlovy Vary en 1996 et de Vienne en 1997, en plus du choix du public lors de celui de Berlin en 1996. Il a aussi écrit et réalisé, en 2001, le film Made in Israel, pour lequel il a remporté deux prix de l’Académie israélienne.

    Entre 2001 et 2004, il a scénarisé sept épisodes de la série télévisée israélienne Shabatot VeHagim, ainsi que trois épisodes de la série télévisée BeTipul, que la chaîne HBO a ensuite reprise et adaptée pour en faire sa série In Treatment. De 2006 à 2008, Ari Folman a travaillé comme scénariste principal sur la série télévisée israélienne Parashat Ha-Shavua.

    À l’âge de 19 ans, alors qu’il était militaire d’infanterie de l’Armée de défense d’Israël pendant l’Invasion du Liban de 1982, il a été témoin de l’atrocité du massacre dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila, perpétré par les Phalanges libanaises chrétiennes. Sorti en 2008, son film Valse avec Bachir est le fruit de ses efforts pour rassembler ses souvenirs de guerre par la thérapie et les conversations avec des amis qui ont servi avec lui ainsi que d’autres Israéliens présents à Beyrouth pendant la guerre. Écrit et réalisé par M. Folman, le film d’animation documentaire Valse avec Bachir a remporté 18 prix, dont plusieurs de l’Académie israélienne (meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario), le prix Outstanding Directorial Achievement in Documentary de la Directors Guild of America et le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère. Le film d’animation documentaire a aussi été en nomination pour plusieurs prix BAFTA, un prix du Festival de Cannes et un Oscar pour le meilleur film en langue étrangère. Ari Folman a réalisé en 2013 Le Congrès, un film qui mêle animation et prises de vue réelles mettant en vedette Robin Wright, Paul Giamatti, Jon Hamm, Danny Huston et Harvey Keitel. Il a été présenté en Première à Cannes en 2015 et a remporté le Prix du cinéma européen pour le meilleur film d’animation.

  • Clara Furey
    Clara Furey Clara Furey (Canada)

    Créatrice insaisissable formée en musique au Conservatoire de Paris et en danse à l’École de danse contemporaine de Montréal, Clara Furey s’intéresse en premier lieu au mélange des formes, des langages et des codes qui composent une œuvre vivante. Elle se tourne résolument vers la création chorégraphique depuis 2011. À la frontière entre le geste chorégraphique et l’art performatif, Clara Furey inscrit sa poésie du mouvement autour des interconnexions, de l’hyper-éveil des perceptions sensorielles et développe ainsi une danse de la matière et de l’absence de matière.

    Résolument tournée vers la transdisciplinarité, la construction de liens entre les médiums et la complémentarité des sens, la performeuse-chorégraphe développe des œuvres hybrides, s’inscrivant dans des espaces scéniques épurés qui questionnent régulièrement la notion de quatrième mur. La trame sonore de ses pièces compose l’œuvre au même titre que le geste chorégraphique et crée à chaque fois un environnement sensoriel fort, en se mettant au service du ressenti. Elle a co-crée des pièces telles que Hello… How Are You ? avec Céline Bonnier, Chutes Incandescentes avec Benoît Lachambre, Night Will Come, avec Michikazu Matsune au musée Ethnologique de Vienne, puis en 2015, Untied Tales ( The vanished power of the usual reign ) co-crée avec Peter Jasko.

    Clara Furey met en corps des questionnements existentiels et fait se rencontrer nos résistances et nos résiliences. Dans une écriture corporelle sensible, elle explore notre capacité de transformation en utilisant la radiance du mouvement. Dans une société où dominent images et communications virtuelles et où prône un individualisme forcené, elle développe une conscience politique et sociale de l’œuvre performative. Pour elle, le spectacle vivant doit évoluer vers des expériences qui impliquent le corps, le ressenti et les perceptions sensorielles du public. Considérant l’art comme un moyen de relier les entités entre elles, autour d’une spiritualité sans dogmes, la chorégraphe cherche à travers ses pièces à créer des liens entre les médiums, les êtres et les sens.

    Photo : Mathieu Verreault

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  • Jenny Holzer
    Jenny Holzer Jenny Holzer (États-Unis)
  • Jon Rafman
    Jon Rafman Jon Rafman (Canada)

    Photo : Dan Wilton

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  • Michael Rakowitz
    Michael Rakowitz (États-Unis)

    La pratique multidisciplinaire de Michael Rakowitz utilise la stimulation sensorielle comme moyen de susciter une discussion sur les enjeux politiques, sociaux et historiques prioritaires. L’art conceptuel de cet artiste américain d’origine juive-iraquienne est connu pour les connexions inattendues qu’il établit. Ce faisant, il crée des narrations composites inédites qui interpellent et mobilisent le public dans le cadre d’une évocation dynamique du passé.

    Michael Rakowitz occupe un poste de professeur de théorie et de pratique de l’art à l’Université Northwestern et son œuvre a été exposée partout dans le monde. Au fil des années, il a eu l’honneur de remporter plusieurs prix pour ses œuvres, qui font d’ailleurs partie d’importantes collections publiques et privées à travers le monde.

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  • Zach Richter
    Zach Richter Zach Richter (États-Unis)

    Réalisateur et directeur de la création habitant à Los Angeles, en Californie Zach Richter est reconnu pour son œuvre qui combine une technologie novatrice et une narration expérimentale.

    Il dirige actuellement Within, une entreprise de technologie et de média qui a pour objectif d’explorer et de développer le potentiel de la réalité virtuelle basée sur une histoire.

    Parmi les projets de réalité virtuelle acclamés de Zach Richter, mentionnons Hallelujah, Under Neon Lights (avec The Chemical Brothers), la série The Possible (avec David Gelb), ainsi que le documentaire du New York Times Walking New York (avec JR et Chris Milk).

    Son œuvre a été présentée dans le cadre des festivals du film de Cannes, de Tribeca, Sundance et SXSW et ses projets ont remporté plus de 50 prix individuels à Cannes Lions, One Show, Webby Awards, FWA et Clio.

    Photo : Kathy Ryan, directrice photo, New York Times Magazine

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  • Sharon Robinson
    Sharon Robinson Sharon Robinson (États-Unis)

    Sharon Robinson est une auteure-compositrice-interprète et productrice lauréate des prix Grammy. Elle a écrit des chansons pour de nombreux artistes, dont Patti LaBelle, Diana Ross, Roberta Flack et Aaron Neville, pour ne nommer que ceux-là. Sharon Robinson est surtout connue pour sa collaboration avec feu Leonard Cohen, avec qui elle a fait de nombreuses tournées en tant que chanteuse et écrit certaines des chansons les plus populaires, soit Everybody Knows, Waiting for the Miracle, Boogie Street et In My Secret Life. Elle a d’ailleurs produit et coécrit son album Ten New Songs, qui a été nommé meilleur album de la décennie par le magazine Rolling Stone. Sharon Robinson a elle-même lancé deux albums encensés par la critique et a fait des tournées aux États-Unis, en Europe et au Royaume-Uni. Elle est aussi l’auteure du livre On Tour with Leonard Cohen – Photographs by Sharon Robinson (éditions powerHouse Books). Elle travaille actuellement sur son troisième album et prévoit d’entamer une nouvelle tournée en 2018.

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  • Carlos and Jason Sanchez
    Carlos and Jason Sanchez Carlos and Jason Sanchez (Canada)

    Carlos et Jason Sanchez forment une équipe d’artistes qui vivent et travaillent à Montréal. Leurs photos constituent d’étranges tableaux à lire comme des récits déconstruits; des scènes complexes et exubérantes qui s’intéressent aux paysages psychologiques. Laissant au spectateur le loisir de découvrir la trame cachée du récit, ces frères montréalais créent des épreuves photographiques grand format qui ont à la fois une portée cinématographique et un contenu percutant. Agissant à titre de réalisateurs, ils s’assurent que chaque cliché est soigneusement mis en scène, ce qui renforce l’aspect fascinant de la trame narrative ainsi que l’aura de mystère qui entoure leurs photos éblouissantes. Par ailleurs, ils ont créé des installations qui ont été exposées au Canada et aux États-Unis. Les deux frères ont reçu des bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada. Leurs œuvres sont présentées sur la scène internationale et ont fait l’objet d’expositions individuelles à Montréal, Toronto, New York, Los Angeles, San Francisco, Houston, Bruxelles, Strasbourg, Madrid et Amsterdam. Elles font d’ailleurs partie de maintes collections publiques et privées comme celles du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée d’art contemporain de Montréal, du Foam Fotografiemuseum d’Amsterdam, de la Martin Z. Margulies Collection, du Santa Barbara Museum of Art, du Musée national des beaux-arts du Québec, du Gemeentemuseum Helmonds aux Pays-Bas, du Musée des beaux-arts de Houston, du J. Paul Getty Museum de Los Angeles et du Musée d’art moderne de San Francisco, entre autres.

    En 2016, les frères Sanchez ont réalisé leur premier film, A Worthy Companion, dont ils ont aussi écrit le scénario, et qui a été produit par micro_scope films (Incendies, Monsieur Lazhar et Tu dors Nicole).

    Ils travaillent maintenant sur le scénario de leur deuxième film, The Last Weekend, duquel ils seront aussi les réalisateurs et dont la production par The Film Farm est prévue pour 2018.

     

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  • Taryn Simon
    Taryn Simon Taryn Simon (États-Unis)

    Née en 1975, Taryn Simon est une artiste multidisciplinaire qui utilise la photographie, le texte, la sculpture et la performance. Guidée par un intérêt envers les systèmes de catégorisation et de classification, sa pratique comprend des travaux poussés de recherche sur le pouvoir et la structure du secret, de même que sur la nature précaire de la survie.  Son travail a été présenté dans des expositions au Louisiana Museum of Modern Art, Copenhague (2016-2017), au Albertinum, Dresde (2016), à la Galerie Rudolfinum, Prague (2016), au Garage Museum of Contemporary Art, Moscou (2016), au Jeu de Paume, Paris (2015), au Ullens Center for Contemporary Art, Pékin (2013), au Museum of Modern Art, New York (2012), à la Tate Modern, Londres (2011), à la Neue Nationalgalerie, Berlin (2011), et au Whitney Museum of American Art, New York (2007).

    Ses œuvres figurent dans plusieurs collections permanentes, dont le Metropolitan Museum of Art et le Guggenheim Museum de New York, la Tate Modern de Londres, le Centre Georges Pompidou de Paris et le Los Angeles County Museum of Art de Los Angeles. Elle a fait partie de la 56e Biennale de Venise (2015), et son installation An Occupation of Loss, commandée et coproduite par Park Avenue Armory et Artangel, a été inaugurée à New York en 2016. Simon est diplômée de la Brown University et s’est vue attribuer le Guggenheim fellowship. Elle vit et travaille à New York.

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  • MUSICIENS PARTICIPANT À L'INSTALLATION À L'ÉCOUTE DE LÉONARD
  • Aurora
    Aurora (Norvège)
  • Brad Barr
    Brad Barr Brad Barr (États-Unis)

  • Basia Bulat
    Basia Bulat Basia Bulat (Canada)
  • Chilly Gonzales
    Chilly Gonzales Chilly Gonzales (Canada)
  • Jarvis Cocker
    Jarvis Cocker Jarvis Cocker (Royaume-Uni)
  • Dear Criminals
    Dear Criminals Dear Criminals (Canada)
  • Douglas Dare
    Douglas Dare Douglas Dare (United Kingdom)
  • Feist
    Feist Feist (Canada)

  • Joe Grass
    Joe Grass (Canada)
  • Half Moon Run
    Half Moon Run Half Moon Run (Canada)

    L’honnêteté est le fondement de toutes nos relations interpersonnelles. C’est la lumière absolue qui dissipe le voile d’obscurité derrière lequel on se tapit. Pour Half Moon Run, chaque foulée prise par le groupe en a été décisivement imprégnée. Ils n’ont jamais travaillé avec l’intention de devenir des musiciens à succès qui enchaîneraient les spectacles à travers le monde. Néanmoins, lors de leur formation à Montréal en 2009, les multi-instrumentistes Devon Portielje, Conner Molander et Dylan Phillips ont mis de côté tous leurs plans de secours. Il était simplement hors de question de sacrifier une chimie aussi rare. Ne se laissant gouverner que par leur instinct et leur foi, ils parviennent à créer un premier album incroyablement accompli, Dark Eyes, paru en 2012.

    Leur deuxième effort, Sun Leads Me On, reflète un processus de prise de conscience dans cette quête vers la beauté et l’honnêteté. Pour les trois membres fondateurs—ainsi que pour le multi-instrumentiste Isaac Symonds, qui se joint au groupe au début de la tournée Dark Eyes— la suite s’est matérialisée après des mois de frustration créative. À la suite de 345 concerts dans plus de 15 pays sur 3 continents, ils rentrent à la maison en 2014, exténués et «saturés d'eux-mêmes et du groupe» affirme Isaac Symonds. Malmenés, c’est grâce à un effort démesuré et à une immuable détermination qu’ils arrivent à surmonter cet état d’esprit afin de se remettre en phase pour un nouveau départ.

    «Sun Leads Me On résulte d'un moment où nous avions un peu la tête sous l'eau», explique Dylan Philips, nous avons continué dans l'adversité car nous savions que le tout en valait la peine. Nous sommes choyés et chanceux, mais nous avons également arpenté des chemins plus sinueux — la perte d'amis, la perte de repères, des conflits relationnels et l'incapacité de focuser sur l'essentiel : la musique. Malgré tout, nous avons toujours gardé cet appel vers la lumière, la conviction que le soleil nous guiderait dans notre quête de quiétude quotidienne.»

    Et c’est littéralement vers la Californie que le soleil les porte. Un soir, sur un coup de tête, le groupe fait ses valises, quitte le local de répétition et se dirige vers la côte ouest américaine. Là, l’atmosphère adoucie de Sun Leads Me On prend forme, une représentation musicale beaucoup plus vraie selon Devon Portielje. «Je pense que cet album est beaucoup plus honnête», affirme-t-il. «Nous sommes allés en Californie, nous avons surfé tous les jours, le processus de création s'est dessiné naturellement et les chansons sont venues d'elles-mêmes. Dark Eyes, le premier album, a pris plus de sept mois à enregistrer et au moins deux ou trois prises pour chacune des pièces. Cette longueur dans le travail a quelque peu floué l'énergie et l'ambiance de départ.»

    Sun Leads Me On s’éloigne de la mélancolie folk-alternative de Dark Eyes au profit d’un voyage animé par la découverte de soi. Dès les premières notes de la pittoresque Warmest Regards jusqu’au synthés sombres et dansants de Trust en passant par le jeu de guitare, l’harmonica et les arrangements Dylan-esques de Devil May Care, on découvre un album plus diversifié, harmonieux et ouvert. C’est les membres de Half Moon Run qui retrouvent leur connection si particulière l’un à l’autre à travers la musique. Les thèmes de réconciliation et de prise de conscience instillent l’album: «quelle journée parfaite pour prendre ce que tu peux, et vivre sans regrets» chante Devon dans la plaintive I Can’t Figure Out What’s Going On. Ce sentiment singulier est encore mieux incarné dans le délicat et frémissant crescendo de la chanson titre de l’album. Ce qui a commencé par une quête personnelle exprimée à travers la poésie introspective de Devon, se confirme tel un tout grâce à l’ajout des expériences partagées par ses acolytes alors qu’ils renchérissent avec des harmonies et des arrangements envoûtants.

    Le parallèle tracé entre Sun Leads Me On avec cette conception de la vie comme étant un flux instinctuel constant qui mène vers la lumière, s’enracine dans le principe qui a guidé le groupe depuis ses premiers balbutiements. À savoir le sentiment qu’une certaine lucidité peut être atteinte à travers un objectif commun et un désir d’authenticité; envers soi-même autant qu’envers les autres.

    Il est approprié que le titre de l’album ait été proposé par Devon, qui affirme qu’il ne considérait pas vraiment faire carrière en musique de prime abord, mais qu’il lui était impossible de se défaire de la profonde certitude que Half Moon Run représentait une force à la fois unique et illuminante dans sa vie. L’histoire du groupe est parsemée de moments durant lesquels tout aurait aussi bien pu se fondre dans l’obscurité. Le premier démo s’est concrétisé grâce à l’ami d’un ami qui, pour un cours de production musicale, devait amener un groupe en studio pour un devoir. Malgré leur hésitation, ils se prêtent à l’exercice et enregistrent une première version de Full Circle.

    À cette époque, Conner et Devon se partagent un appartement, écrivent de la musique et ramènent des bouteilles vides au dépanneur pour un peu de monnaie. Lors d’une de ces courses, Conner fait part à Devon de son intention de rentrer en Colombie-Britannique pour y poursuivre une formation de pompier forestier qui lui permettra de rembourser ce qui lui semble être une dette étudiante insurmontable. Devon conteste vivement cette décision sous le prétexte qu’un arrêt aussi prolongé pouvait tout effacer ce qu’ils avaient accompli dans le groupe. Ce moment est d’une limpidité telle que Conner abandonne l’idée avant même d’arriver au magasin.

    Comme la lumière perpétuelle du soleil, Half Moon Run est une force omniprésente dans les vies des membres du groupe, même quand ils ne s’attèlent pas à l’écriture, l’enregistrement ou la tournée. C’est un sentiment qu’ils partagent tous durant la période entre Dark Eyes et Sun Leads Me on. Ce nouvel effort illustre le son d’un groupe qui a moins à prouver, mais plus à dire. Des arpèges élancés aux grandes harmonies du premier single Turn your love, en passant par la new wave sophistiquée de Consider Yourself, c’est une oeuvre pour le moins diversifiée. On retrouve au coeur de Everybody Wants le paradoxe profondément humain entre le désir intrinsèque de normalité, d’appartenance et le besoin de se forger une identité propre.

    Conner décrit le processus d’écriture comme relevant beaucoup plus de l’instinct que de l’intellect: «Quand on est dans les phases initiales, c’est plutôt instinctuel alors qu’on se lance des idées. C’est un dialogue profondément intérieur. Une connection avec sa nature humaine, qui puise au plus profond de soi dans des endroits auxquels nous n’avons pas nécessairement accès intellectuellement, donc quand il y a un élan créatif entre des gens qui partagent tous cet état d’esprit, on peut arriver à quelque chose de vraiment unique, et qui peut communiquer de bien plus de façons que l’on y arriverait seul. Il y a des moments où on se sent méditatifs, comme si on voguait sur une même longueur d’ondes transcendante».

    Il n’y a pas d’agenda derrière Sun Leads Me On. Comme le disque précédent, il n’offre pas nécessairement des singles évidents car il n’était pas prémédité. Dark Eyes était limité par une conscientisation de la mélancolie et des épreuves qui marquent le début de la vie d’adulte. Il s’est posé en tant qu’un album alt-folk hautement poétique, des fois aussi sombre que Harvest de Neil Young, parfois aussi gai que Bridge Over Troubled
    Water de Simon and Garfunkel. À l’inverse, Sun Leads Me On est plus fantasque, étrange, plus personnel mais à la fois plus rassembleur. C’est un album pop, soit, mais nourri par la culture musicale ésotérique de ses créateurs. Devon et Isaac écoutaient de la musique ambiante presque quotidiennement. Pour Dylan et Conner, c’était plutôt la musique classique. Cette influence se manifeste dans la retenue, l’espace et la cadence que prend l’album. Half Moon Run n’ont pas peur de sortir des chemins battus, tant qu’ils se laissent guider par la beauté. D’emblée, Warmest Regards met la table avec son atmosphère à la fois béatifique et arcadienne, les arrangements plutôt classiques mais brefs de Throes marquent un intermède, alors que l’univers lyrique sombre de Trust entraine inexorablement vers la piste de danse sur ses trépidantes synthés. Ce sont les moments dont on se souviendra, et ce sont par ailleurs les moments qu’on ne retrouve pas sur Dark Eyes.

    Peut-être est-il révélateur que Dark Eyes se soit concentré sur l’exploration d’une certaine obscurité. Ils n’étaient encore que des adolescents à l’époque, à la recherche de leur voie, essayant de trouver vérité et beauté. Non seulement ils ont réussi, mais ils ont en plus déterminé le son qui reflète leur conception collective de la beauté. Avec Sun Leads Me On, ils ont mis la main sur ce qu’ils cherchaient : l’affranchissement des idées alors qu’ils se plongent encore plus profondément dans cette source de clarté qu’est la musique. «J’ai entièrement fait la paix avec Sun Leads Me On et je me réjouis du résultat» dit Isaac. Bien que cette affirmation vienne rétrospectivement, ce sentiment de paix avec l’album semble avoir toujours été présent tout le long de sa création. Malgré les débuts chancelants de Sun Leads Me On, il est clair que ce qu’il les a guidé, quoi que ce fuisse, vers sa concrétisation a toujours été là, étincelant, prêt à les éclairer dès qu’ils se résoudraient à s’échapper de l’obscurité. Peut-être que le vieux cliché des deuxièmes albums difficiles est vrai pour bien des groupes, mais alors peut-être que les forces créatives derrière la plupart des deuxièmes albums sont contre nature, subissent des pressions externes, et sont frustrantes. Half Moon Run ne se plient aux standards de personne, seulement les leurs.

  • Julia Holter
    Julia Holter (États-Unis)
  • The Kaiser Quartett
    The Kaiser Quartett The Kaiser Quartett
  • Leif Vollebekk
    Leif Vollebekk Leif Vollebekk (Canada)
  • Li’l Andy
    Li’l Andy Li’l Andy (Canada)
  • Little Scream
    Little Scream Little Scream (United States)
  • Lou Doillon
    Lou Doillon Lou Doillon (France)
  • Mélanie De Biasio
    Mélanie De Biasio Mélanie De Biasio (Belgique)
  • Moby
    Moby Moby (États-Unis)
  • Ariane Moffatt
    Ariane Moffatt Ariane Moffatt (Canada)

    En 2002, un album sans prétention et à grande sensibilité entre dans le coeur des Québécois. On parle évidemment d’Aquanaute, le premier d’une jeune Ariane Moffatt à la plume expressive et à la voix clair-obscur. L’artiste ne perd pas de temps et explore de nouvelles sonorités. Ces expérimentations donnent naissance au petit bijou Le coeur dans la tête (2005), puis le très acclamé Tous les sens (2008).

    Elle poursuit sa trajectoire avec l’album bilingue MA (2012), puis le disque pop onirique 22h22 (2015), ouvrant une porte sur son univers et son nouveau rôle de maman. Enfin, 15 ans après l’arrivée de son premier album, Ariane Moffatt effectue une sorte de retour au source, alors qu’elle présente Le petit spectacle, Live à la Chapelle, où elle s’entoure de quelques instruments afin d’interpréter ses chansons les plus appréciées dans une formule minimaliste, intime et toujours enveloppante.

    Depuis les débuts de son impressionnante carrière, son nom est indissociable de la chanson francophone actuelle. Auteure évocatrice, musicienne versatile, activiste et maman à temps plein, Ariane Moffatt demeure une des figures les plus présentes, créatives et appréciées du paysage culturel québécois.

    Visiter le site de l'artiste
  • The National
    The National The National (États-Unis)
  • Ragnar Kjartansson
    Ragnar Kjartansson (Islande)

    Ragnar Kjartansson est né à Reykjavik en 1976. Il a étudié à l’Académie des arts d’Islande, dans son pays d’origine, et à la Royal Academy de Stockholm. Ses oeuvres ont été présentées dans des musées et des institutions du monde entier, comme l’Arthouse at the Jones Center d’Austin (2011), l’Institute of Contemporary Art de Boston (2012) ou encore au Hangar Bicocca de Milan (2013). Récemment, le Thyssen-Bornemisza Art Contemporary de Vienne (2013 et 2014) et le New Museum de New York (2014) ont ouvert leurs portes à des expositions individuelles de cet artiste. En 2009, Kjartansson a représenté l’Islande à la Biennale de Venise et, en 2011, à la Performa 13 de New York, il a reçu le prix Malcolm McLaren Award.

  • Sufjan Stevens
    Sufjan Stevens Sufjan Stevens (États-Unis)
  • Socalled
    Socalled Socalled (Canada)

    Josh « Socalled » Dolgin est un pianiste, accordéoniste, réalisateur, compositeur, arrangeur, rappeur, chanteur, journaliste, photographe, cinéaste, magicien, auteur de bandes dessinées, dramaturge et marionnettiste établi à Montréal, Québec. Il a donné des classes de maître et des conférences dans de nombreux festivals de musique de tous les continents, de Moscou à Paris, de Londres à Los Angeles, de Cracovie à San Francisco. Avec cinq albums solos à son nom, il tourne et enregistre partout dans le monde depuis plus de 10 ans, ayant collaboré avec Gonzales, Fred Wesley, Boban Markovic, The Mighty Sparrow, Lhasa, Roxanne Shanté, Irving Fields, Yves Lambert, Killah Priest, Matisyahu, Theodore Bikel, Oliver Jones, Enrico Macias et Derrick Carter, croisant les cultures, les générations et les religions sans frontière. En fait, Socalled fait tellement d’affaires qu’il a été le sujet du documentaire The Socalled Movie, réalisé par Garry Beitel pour l’Office national du film du Canada en 2010.

    En 2003, il fait paraître HipHopKhasene, un disque collaboratif avec la jeune violoniste britannique Sophie Solomon, qui présente d’éminents membres de la nouvelle garde du klezmer, et qui lui vaut un prix de la critique allemande (Preis der deutschen Schallplattenkritik) en 2004.

    En 2005, il revient avec le EP The Socalled Seder, enregistré dans son salon et dont il assure lui-même la vente via commande postale, acheminant plus de 1000 commandes aux quatre coins du monde. Il commence aussi à travailler avec le renommé clarinettiste David Krakauer, se joint en invité d’honneur à son groupe Klezmer Madness et se fait remarquer par l’étiquette jazz française Bleu, qui lui offre de produire son premier disque solo complet. S’ensuit Ghettoblaster, sur lequel on trouve près de 40 collaborateurs d’horizons variés et dont les pièces « The Good Old Days » et « You Are Never Alone » deviennent des succès.

    En 2011, en plus de réaliser l’album Le voyage d’une mélodie, du légendaire Enrico Macias, il revient avec Sleepover, où une trentaine d’invités défient les genres, et produit en 2013 le spectacle The Season, un conte musical indie multi-genres peuplé de marionnettes. Il fait aussi paraître la trame sonore de cette comédie musicale sous l’étiquette Dare To Care Records.

    Puis en 2015 paraît Peoplewatching, la continuation sonore d’une mission musicale entamée il y a plus de 10 ans. Un assortiment de mini-odes pour éternels adolescents, entraînantes et intemporelles, Peoplewatching réaffirme l’éclat des couleurs de la collectivité, des gens qui se regardent pour se comprendre et qui se métissent dans une plénitude festive.

    Visiter le site de l'artiste

Clara Furey : When Even The [Quand même le]

Clara Furey (avec une oeuvre de Marc Quinn), When Even The [Quand même le], 2017
Photo : Kaveh Nabatian

When Even The est un cycle de performances chorégraphiées et interprétées par Clara Furey, inspirées par le poème éponyme de Leonard Cohen. Dans cette oeuvre de 90 minutes, qui sera exécutée pendant 90 jours en présence de la sculpture de Marc Quinn Coaxial Planck Density, Clara Furey s’engage dans une réflexion existentielle sur la mémoire, le passage du temps et la mort, des thèmes majeurs dans l’oeuvre de Cohen.

Horaire

 

5 Albums - 5 concerts

Dans le cadre de l’exposition, le MAC annonce, en association avec Pop Montréal, une série de 5 concerts autour de 5 albums emblématiques de Leonard Cohen, durant les 5 mois que dure l’exposition.

Chaque concert présentera une sélection de musiciens et de chanteurs montréalais qui interpréteront un album dans son intégralité, en respectant l’intention originelle et l’ordre des chansons de Cohen qui composent chaque album.

30 novembre  – Album : I’m Your Man
1er décembre  – Album : I’m Your Man
14 décembre – Album : New Skin for the Old Ceremony
18 janvier  – Album : Songs from a Room
15 février – Album : The Future
28 mars – Album : Songs of Leonard Cohen

Chef musical : Lil Andy

Plus d’informations sur les concerts

Jenny Holzer : For Leonard Cohen
7 au 11 novembre 2017

Dans le cadre de l’exposition, le MAC illuminera le Silo no 5.  For Leonard Cohen (Pour Leonard Cohen) est une série de gigantesques projections silencieuses sur l’une des structures les plus emblématiques de Montréal. L’installation présente des phrases tirées des poèmes et des chansons de Cohen, projetées en français et en anglais. Cette oeuvre unique et éphémère sera visible à partir du 7 novembre, date du premier anniversaire du décès de l’artiste, et ce jusqu’au 11 novembre. Pour cinq soirs seulement.

Tous les Montréalais sont invités à venir célébrer Leonard Cohen et commémorer son oeuvre lors de cet événement gratuit.

Oeuvres de l'exposition

Daily tous les jours
I Heard There Was a Secret Chord

I Heard There Was a Secret Chord [J’ai entendu qu’il y avait un accord secret] est une expérience de chantonnement participatif qui révèle la vibration invisible unissant les gens en train d’écouter, partout dans le monde, « Hallelujah » de Leonard Cohen. Les données d’utilisateur en temps réel représentant ces auditeurs sont transformées en une chorale virtuelle à laquelle se joignent les visiteurs, en ligne et en personne, pour chantonner à leur tour et pour vivre une résonance collective. Le projet comprend un site Web ainsi qu’une installation dans l’exposition.

Le Magazine du Musée

Le Magazine du Musée

Automne 2017 / Hiver 2018, 1916-8675, PDF.

Activités reliées

Clara Furey (avec une oeuvre de Marc Quinn), When Even The [Quand même le], 2017
Événements

Clara Furey : When Even The [Quand même le]

Cycle de performances

Le
Leonard Cohen, Autoportrait
Ateliers de création

Un visage et des mots

Les Dimanches famille - Ateliers pour tous

Le
Leonard Cohen, Autoportrait
Ateliers de création

Un visage et des mots

Les Moments créatifs - Ateliers pour adultes

Le
Leonard Cohen
Événements

Leonard Cohen : 5 albums - 5 concerts

Le
Leonard Cohen, Autoportrait, 2003
Ateliers de création

Un visage et des mots

Tandem des fêtes - Ateliers pour tous

Le
Kota Ezawa, Cohen 21, 2017
Événements

Nuit blanche au MAC 2018

Vernissage Leonard Cohen
Conférences et Rencontres·Visites

Visite-rencontre avec Michael Rakowitz

Dans le cadre de l'exposition Leonard Cohen : une brèche en toute chose / A Crack in Everything

Lancement de la saison 2015-2016 du Cercle du MAC
Cercle du MAC

Lancement de la programmation 2017-2018

Le Cercle du MAC

Jenny Holzer, For Leonard Cohen, 2017
Événements

Jenny Holzer : For Leonard Cohen

Projection silencieuse sur le silo no. 5

Le
Kara Blake, The Offerings, 2017
Conférences et Rencontres

Table ronde avec les artistes

Exposition Leonard Cohen

Kota Ezawa, Cohen 21, 2017
Conférences et Rencontres

Table ronde avec les artistes

Exposition Leonard Cohen

Leonard Cohen
Conférences et Rencontres

I’m Your Man: The Life of Leonard Cohen (La vie de Leonard Cohen)

Conversation entre Sylvie Simmons et Eleanor Wachtel

Partenaires et remerciements

Le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) tient à remercier en tout premier lieu Leonard Cohen, qui a généreusement donné, de son vivant, son accord à la conception de cette exposition. Le MAC remercie également la famille et l’entourage de Cohen, qui ont été d’un important soutien à la mise sur pied de cette exposition, notamment Robert Kory, Adam Cohen et Lorca Cohen.

Le MAC est heureux de s’associer dans le cadre de l’exposition à des partenaires institutionnels d’ici qui ont généreusement contribué à sa production. Ainsi, le Musée remercie chaleureusement CBC/Radio-Canada, présentateur de l’exposition et créateur de contenu exclusif dans le cadre de l’exposition. CBC/Radio-Canada a également rendu ses archives disponibles gracieusement aux artistes dans la création de leur œuvre.

Le MAC salue ses partenaires associés à l’exposition : DeSerresAéroports de Montréal (ADM) et la Société de transport de Montréal (STM).

Des partenaires co-commissaires ont fourni un précis appui dans la mise sur pied de l’exposition. Le MAC remercie l’Office national du film du Canada (ONF) qui a également rendu l’ensemble de ses archives disponibles aux artistes. Le MAC et l’ONF agissent comme co-commissaires de l’œuvre réalisée par le collectif Daily tous les jours. La série de spectacles Leonard Cohen : 5 concerts / 5 albums est réalisée en collaboration avec POP Montréal.

Le MAC remercie Sony Music et Sony ATV pour l’octroi des droits de chansons et de matériel d’archives vidéos de Leonard Cohen aux artistes et dans le cadre de l’exposition.

Le Musée souligne par ailleurs l’apport de partenaires qui ont soutenu directement la création de certaines œuvres des artistes : le Goethe-Institut (Candice Breitz), Spotify (Daily tous les jours), Audio Z (George Fok), le Consulat général d’Israël à Montréal et la Swiss Foundation for Culture, Society and Press (Ari Folman), ainsi que Lytro et WITHIN (Zach Richter).

Le MAC est une société d’État subventionnée par le ministère de la Culture et des Communications du Québec et il bénéficie de la participation financière du ministère du Patrimoine canadien et du Conseil des arts du Canada. Le MAC remercie également ses partenaires Loto-Québec et Ubisoft Montréal, ainsi que ses partenaires médias La Presse et Publicité sauvage.

Enfin, le Musée souhaite sincèrement remercier pour leur généreux appui la Fondation Azrieli, la Fondation de la famille Stephen et Lillian Vineberg, Nick Tedeschi et Sal Guerrera, ainsi que la Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman.

Partenaire(s)
  • CBC-Radio-Canada_Black page Cohen
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  • ADM-Montreal
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Leonard Cohen
Une brèche en toute chose / A Crack in Everything

À noter

Renseignements sur la tournée de cette exposition

Commissaire(s)
John Zeppetelli et Victor Shiffman