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Ranimer les cercles

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Afin de faire un retour sur l’exposition de l’artiste Rebecca Belmore qui a été présentée l’été dernier au MAC, nous avons rencontré la travailleuse sociale Rachel Deutsch pour discuter de son expérience de visite et d’enjeux actuels en lien avec les communautés autochtones à Montréal.

Rachel est impliquée depuis plus de quinze ans auprès des communautés urbaines à Toronto et à Montréal. Elle a débuté son parcours professionnel dans notre métropole au Native Women’s Shelter of Montreal. C’est là qu’elle a travaillé pour le Projet Square Cabot en collaboration avec le Réseau de la communauté autochtone à Montréal. Elle y a œuvré à l’élaboration d’une stratégie en lien avec des enjeux d’itinérance chez les Autochtones. Une des actions proposées par cette stratégie était la création d’un centre de justice qu’elle a contribué à fonder en 2014. Elle travaille donc depuis au Centre de justice des Premiers Peuples de Montréal dont elle assure actuellement la direction par intérim. Rachel explique que cette situation est temporaire puisqu’elle-même est allochtone et qu’il est très important pour leur organisme que le leadership soit assumé par des personnes issues des Premiers Peuples. Elle apporte donc actuellement son soutien à l’organisme avec la ferme volonté de créer des actions structurantes, réparatrices et compatissantes. Voici donc son point de vue sur l’exposition Braver le monumental.

 

L’intervenante en justice sociale Rachel Deutsch photographiée dans l’exposition de Rebecca Belmore.
Photo : MAC

L’été dernier, tu as visité l’exposition avec des collègues du Centre de justice des Premiers Peuples de Montréal. Comment décrirais-tu ton expérience?

C’était une exposition très forte. Rebecca Belmore a recours à différents modes d’expression, ce qui en fait une expérience profondément intéressante lorsqu’on circule dans les salles, qu’on voit les objets qu’elle a créés, ses photographies, ses vidéos et ses sculptures, surtout celle avec des chariots d’épicerie (Tower [Tour]). L’expérience était également très émotive parce qu’elle rejoint en grande partie le travail que nous faisons. Notre travail au Centre de justice est lui aussi très politique et personnel.

Vue de l’exposition Rebecca Belmore. Braver le monumental présentée au Musée d’art contemporain de Montréal du 20 juin au 6 octobre 2019.
Photo: Richard-Max Tremblay

L’œuvre de Rebecca Belmore est frappante et évocatrice. Elle aborde des sujets comme la violence qui se poursuit contre les peuples autochtones, de même que des enjeux liés à l’environnement, au territoire et à la situation des sans-abri. Comment ces réalités politiques et sociales affectent-elles la vie quotidienne des personnes des Premiers Peuples que vous rencontrez par votre organisme ?

Nous essayons de nous pencher sur les causes premières qui font que des personnes se retrouvent impliquées dans le système de justice : l’expérience des pensionnats, un traumatisme intergénérationnel, la violence contre les femmes et les filles autochtones, la violence du colonialisme en soi, entre autres. Tout cela mène au système que nous avons aujourd’hui et aux réalités actuelles auxquelles font face les Autochtones. Je pense que Belmore aborde également la source de ces problèmes dans son œuvre. Dans l’exposition, il y avait une sculpture, composée d’une grande couverture blanche et d’une chaise, qui symbolisait le colonialisme (blood on the snow [du sang sur la neige]). Sur le dossier de la chaise, il y avait une ligne rouge qui, d’après moi, nous ramène à la rencontre originale avec les Européens. La violence, en particulier celle envers les femmes autochtones, a commencé dès ce moment-là et est étroitement liée à ce premier contact.

Si nous voulons traiter de ces enjeux systémiques, nous devons songer à apporter des changements au système de justice, mais nous devons aussi reconnaître des questions comme la pauvreté, les droits territoriaux, l’accès à l’eau, l’accès au logement, la violence familiale, etc. Nous devons prendre tout cela en compte dans notre considération de la justice.

blood on the snow [du sang sur la neige], 2002
Teinture pour tissu, coton, plumes et chaise
Collection de la Mendel Art Gallery au Remai Modern, achat avec l’aide du Conseil des arts du Canada et de la fondation de la Mendel Art Gallery, 2004
© Rebecca Belmore

Au cours des derniers mois, nous avons eu la chance de recevoir plusieurs groupes issus de communautés autochtones. Un des commentaires que nous avons souvent entendu de la part des visiteurs, c’est que tout le monde, autochtone ou pas, devrait voir cette exposition. Qu’en penses-tu ?

Je pense que c’est très important pour quiconque vivant sur ce territoire d’en apprendre sur ces questions. Et une très bonne façon de le faire est de vivre des émotions et des images à travers l’art. L’œuvre de Rebecca Belmore est très touchante et elle nous montre les choses de manière profonde. Je pense par exemple à sa sculpture composée d’un morceau de bois et de clous (1811). Les clous plantés dans le bloc de bois représentent le nombre de femmes disparues et assassinées, tel qu’inscrit dans un rapport de la GRC en 2014. C’est très frappant, beaucoup plus que de simplement lire des données. Je pense que l’art peut être une manière très puissante de comprendre l’impact émotionnel de l’histoire. Nous avons tous déjà planté un clou dans un morceau de bois et, donc, en regardant l’objet, nous savons ce qu’on peut ressentir. Nous connaissons la dureté du bois et la pointe tranchante du clou.

Rebecca Belmore
1181, 2014
Bois et clous, texte au pochoir, acrylique, acier
© Rebecca Belmore
Photo: Richard-Max Tremblay

Y a-t-il une œuvre de l’artiste qui t’a particulièrement émue ou confrontée ?

Pour moi, l’œuvre la plus prenante est celle concernant le pensionnat et où nous voyons des petits garçons dans l’eau (At Pelican Falls [À Pelican Falls]). Devant l’image montrant les uniformes et les coupes de cheveux, on peut sentir l’absence de liberté qu’ils ont subie. Plusieurs des personnes que nous rencontrons au Centre de justice sont des survivants directs des pensionnats ou alors des personnes plus jeunes souffrant d’un traumatisme intergénérationnel en lien avec les expériences de leurs parents. Souvent, ces expériences demeurent secrètes ou non dites ; les proches ne veulent pas en parler, et donc les gens ne savent pas exactement ce qui s’est produit dans leur famille. Aussi, la population en général ne sait pas qu’en raison du système de protection de la jeunesse, des adoptions et du programme de familles d’accueil, il y avait plus d’enfants adoptés par des personnes non autochtones qu’il n’y en avait dans les pensionnats. Pendant la Rafle des années 60, les nouveau-nés étaient souvent enlevés des mains de leurs parents à l’hôpital, tout simplement parce qu’ils étaient des Autochtones. Dans tous ces cas, les individus ont perdu les liens avec leur communauté, leur culture et leur langue. On peut voir ici la corrélation entre la pauvreté et l’implication dans le système de la justice. À Montréal, 10% des personnes sans abri sont autochtones. C’est un taux élevé puisqu’ils représentent moins de 1% de la population totale.

Rebecca Belmore
At Pelican Falls [À Pelican Falls], 2017
Vidéo, sculpture, texte et photographies
Organisée et mise en circulation par PLATFORM centre for photographic + digital arts
© Rebecca Belmore
Photo : Richard-Max Tremblay

 

On peut interpréter l’œuvre de Belmore comme un hommage à la résilience des personnes autochtones et, en particulier, à celles des femmes. Cette notion de force et de solidarité semble être au cœur du mandat du Centre de justice des Premiers Peuples de Montréal. Peux-tu parler des groupes de guérison et du programme de justice réparatrice que vous offrez ?

Notre objectif premier est d’autochtoniser des aspects du système de justice et, à cette fin, nous sommes en train de créer des mesures alternatives qui incorporent davantage de pratiques réparatrices. Notre but est d’offrir une variété de programmes créés avec les tribunaux pour aider à détourner les gens du système et leur permettre de participer à une justice basée sur la communauté. Ce qui signifie que les personnes font encore partie de la communauté et qu’ils sont responsables envers celle-ci et aussi envers leur victime. Dans certains des cercles que nous créons, nous les invitons même parfois à les rencontrer face à face. Ce concept est en lien avec l’idée d’appartenir et de redonner : plutôt que d’aller quelques mois en prison, les gens participeront à des programmes de guérison durant lesquels ils passeront du temps dans la nature, rencontreront des Aînés, apprendront à chasser, à faire des mitaines et à les partager avec les autres, en apprendront sur la médecine traditionnelle, et encore plus. Nous avons également de nouveaux programmes qui s’en viennent et qui adaptent le service communautaire de sorte que des gens pourront accomplir un travail culturel qui aura plus de pertinence à leurs yeux. C’est tellement plus approprié, significatif et efficace. L’idée derrière cette approche est aussi de réduire les taux d’incarcération qui devrait être vue comme un dernier recours. Envoyer des gens en prison est inefficace et entraîne des conséquences personnelles et familiales nocives.

La justice alternative se crée en ayant les communautés à l’esprit. Présentement, Montréal reçoit tellement de Premiers Peuples que c’est devenu l’un de nos principaux défis : le fait qu’il y ait tellement de cultures autochtones, avec des langues différentes, complique encore plus les choses. Il y a une certaine façon de collaborer avec chacune de ces communautés, de construire des liens avec les Aînés et d’établir des cercles. Créer des alternatives demande beaucoup de travail.

Comment penses-tu que les musées, comme le MAC, peuvent jouer un rôle dans le processus de réconciliation ?

Je pense que la présentation de cette exposition est une contribution à l’effort de réconciliation. S’assurer que les artistes autochtones soient adéquatement représentés est également un pas important. Ensuite, offrir du matériel éducatif pendant la visite peut en être un autre. Je sais que, parfois, quand les gens visitent une exposition, ils ne disposent pas nécessairement de tous les renseignements de base. Dans ce cas précis, ils peuvent ne pas comprendre l’œuvre de Rebecca Belmore parce qu’elle est tellement politique et basée sur l’histoire, et c’est pourquoi une composante éducative est si importante. Je pense que le MAC fait un bon travail en ce sens. De plus, montrer des œuvres politiques peut être une façon d’aider notre pays à se comprendre lui-même. Je pense que l’art joue un rôle important dans le questionnement de l’identité au Québec et au Canada.

L’exposition Braver le monumental de Rebecca Belmore a été organisée par le Musée des beaux-arts de l’Ontario sous le commissariat de Wanda Nanibush. Elle a été présentée au Musée d’art contemporain de Montréal du 20 juin au 6 octobre 2019. Grâce au projet Inclusion en action soutenu par le ministère de la Culture et des Communications, des visites interactives et des ateliers de création ont été offerts à des groupes issus de différentes nations autochtones de la région de Montréal.

 


 

Reviewing Rebecca Belmore’s exhibition, presented last summer at the MAC, we met with social worker Rachel Deutsch to talk about her reaction to the show and about some of the current issues of concern to Indigenous communities in Montréal.

Rachel has been working for over fifteen years with urban communities in Toronto and Montréal. She began the Montréal phase of her professional career at the Native Women’s Shelter of Montreal. She has also been part of the Cabot Square Project, in collaboration with the Montreal Indigenous Community Network, which is aimed at developing a strategy on Indigenous homelessness. One of the elements of this strategy has been the creation of the justice centre she helped found in 2014. Since then, she has been working at the First Peoples Justice Center of Montreal, where she is currently serving as interim director. Rachel explains that this situation is temporary, however, since she is non-Indigenous, and it is very important to the organization that leadership be assumed by individuals of Indigenous origin. She is presently doing all in her power to support the organization by developing and managing restorative and healing services and programs. Below she shares her views about the exhibition Facing the Monumental.

Last summer, you visited the exhibition with a group of colleagues from the First Peoples Justice Center of Montreal. How would you describe your experience?

It was a very powerful exhibit. Rebecca Belmore uses a lot of different ways to express herself, making it a profoundly interesting experience to walk through the galleries, to see her objects, photographs, videos and sculptures – particularly the one with the shopping carts (Tower). It was also very emotional because it touched on a lot of the work that we do. Our work at the Justice Center is also very political and personal.

Rebecca Belmore’s work is striking and evocative. It deals with topics such as the continued violence against Indigenous people, as well as issues related to the environment, territory and homelessness. How do these political and social realities impact on the everyday lives of the First Peoples individuals you meet through your organization?

We try to look at the root causes that lead individuals to end up involved in the justice system: the experience of residential schools, intergenerational trauma, violence against Indigenous women and girls, the violence of colonialism itself, and so on. This all leads to the current-day system and the current-day realities of Indigenous people. I think that Belmore also touches on the source of those problems with her art. In the exhibition, there was a piece featuring a large white blanket with a chair symbolizing colonialism (blood on the snow). On the back of the chair there was a red line that for me takes us back to the original meeting with Europeans. Violence, especially against Indigenous women, started right away at that moment and interlocks with the experience of that first contact.

If we are going to address these systemic issues, we need to look at changing the justice system, but we must also acknowledge questions like poverty, land rights, access to water, access to housing, family violence, etc. We have to take all of that into account if we are going to look at justice.

Within the last few months, we’ve had the opportunity to receive many groups from Indigenous communities. One of the comments we often heard from visitors was that everybody, Indigenous or not, should see this exhibition. What do you think?

I think it’s very important for anyone living on this land to learn about these issues. And a very good way to do it is by experiencing emotions and images through art. Rebecca Belmore’s work is very moving, and she shows us things in a deep way. I’m thinking for example about her sculpture made with a piece of wood and nails (1181). The nails hammered into the block represent the number of missing and murdered Indigenous women recorded in the RCMP report from 2014. It’s really striking, much more so than simply reading the fact. I think art can be a powerful way of understanding the emotional impact of history. We have all hammered a nail into a piece of wood, so looking at the object we know what it feels like. We know the hardness of the wood and the sharpness of the nail.

Is there one work of art by the artist that particularly moved or challenged you?

For me, the most poignant piece was the one about the residential school, where we see the little boys by the water (At Pelican Falls). Viewing the picture, with the uniforms and the haircuts, you could feel the lack of freedom they endured. Many of the people that we meet at the Justice Center are either direct survivors of residential schools or younger persons who suffer intergenerational trauma related to the experiences of their parents. Sometimes those experiences stay secret or unspoken; relatives don’t want to talk about it, so people don’t know exactly what happened in their family. Also, most of the population isn’t aware that as a result of the child welfare system’s adoptions and foster care program there were even more kids adopted by non-Indigenous people than there were living in the residential schools. During the Sixties Scoop, newborns were often taken from the hands of their parents at the hospital, simply because they were Indigenous. In all these circumstances, the individuals lost their connection to their community, their culture and their language. We can see here the correlation between poverty and involvement in the justice system. In Montréal, 10% of homeless people are Indigenous. It is a high rate, considering that they represent less than 1% of the general population.

Belmore’s work can be interpreted as a tribute to the resilience of Indigenous people, and especially of women. This notion of strength and solidarity seems to be central to the mission of the First Peoples Justice Center of Montreal. Can you talk about the healing groups and the restorative justice program that you offer?

One of our primary focuses is to indigenize aspects of the justice system, and to this end we are creating alternative measures that incorporate more restorative practices. Our goal is to offer a variety of programs created with the courts to help divert people from the system and allow them to participate in community-based justice. This means that the individuals are still part of the community, and that they are accountable to the community and also to the victim. In some of the circles we are creating, they might even sit face to face with them. This concept relates to the idea of belonging and giving back: instead of spending a few months in prison, people will participate in healing programs, where they will spend time in nature, meet Elders, learn hunting skills, make mittens and share them with people, learn about traditional medicine, and more. We also have new programs coming up that adapt the community service element, so that people can do cultural work that will be more relevant for them. It is so much more culturally appropriate, meaningful and efficient. The idea behind this approach is also to reduce rates of incarceration, which should be seen as a last resort. Sending people to jail is ineffective and has harmful personal and familial consequences.

Alternative justice is created with the communities in mind. Right now, Montréal is home to so many First Peoples that it has become one of our main challenges; the fact that there are so many Indigenous cultures, with different languages, makes matters more complicated. There is a certain way to collaborate with each one of these communities, to build relationships with the Elders and to establish circles. Creating alternatives is labour intensive.

How do you think museums such as the MAC can play a role in the effort of reconciliation?

I think that presenting this exhibition demonstrates an effort towards reconciliation. Making sure that Indigenous artists are adequately represented is also an important step. Then, offering educational material alongside the visit can be another way. I know sometimes when people come to visit an exhibition, they don’t have much background information. In this particular case, they may not fully understand Rebecca Belmore’s art because it is so political and historically based, which is why an educational component is so important. I think the MAC is doing a great job in providing that. Moreover, showing political pieces can be a way to help our country’s understanding of itself. I think that art plays an important role in questioning identity in Quebec and Canada.

The exhibition Rebecca Belmore: Facing the Monumental was organized by the Art Gallery of Ontario and curated by Wanda Nanibush. It was presented at the Musée d’art contemporain de Montréal from June 20 to October 6, 2019. As part of the Inclusion en action project, supported by Quebec’s Ministère de la Culture et des Communications, a number of interactive exhibition tours and creative workshops have been offered to groups from different Indigenous Nations in the Montréal area.

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