Veuillez noter que cette exposition ouvrira le 26 septembre 2024 au MAC à Place Ville Marie.

 

Toute ma vie, je me suis principalement intéressée à l’éducation, parce que c’est par l’éducation qu’on se développe, qu’on fait l’apprentissage de la haine ou de l’amour – Alanis Obomsawin. 

Commissarié par : Richard Hill et Hila Peleg, et pour le MAC, Lesley Johnstone

Cette exposition inédite est consacrée à l’œuvre de la documentariste, activiste et chanteuse abénakise Alanis Obomsawin, l’une des réalisatrices autochtones les plus acclamées au monde.  Découpée par décennies, cette rétrospective dresse un panorama exhaustif de son œuvre cinématographique, visuelle et musicale, agrémenté de documents d’archives et de reportages qui permettent de jeter un nouvel éclairage sur son travail. L’exposition tente d’expliquer comment Obomsawin est parvenue à faire ce qu’elle a fait et ce que cela a signifié pour elle. L’exposition se penche, dans un premier temps, sur les motivations d’Obomsawin, qui s’est illustrée par sa force et son courage dès son plus jeune âge. Suivent les années 1960, alors qu’Obomsawin se fait connaître du public en tant qu’artiste et militante des droits autochtones. Même si l’évolution de la société et des individus ne saurait être circonscrite à des décennies précises, la mise en espace permet néanmoins de mettre en évidence les changements importants qui se sont produits au fil du temps. Chacune des sections s’articule autour d’une sélection des films les plus importants de la cinéaste, accompagnée d’œuvres et de documents variés qui contribuent à les contextualiser.

Au sujet d’Alanis Obomsawin

L’une des plus éminentes réalisatrices autochtones du monde, Alanis Obomsawin a commencé sa carrière comme chanteuse et conteuse avant d’en arriver au cinéma, en 1967, à titre de consultante à l’ONF. Son œuvre extraordinaire – cinquante- sixfilms, et elle tourne encore – comprend des documentaires phares comme Les événements de Restigouche et Kanehsatake, 270 ans de résistance. La cinéaste abénakise a reçu d’innombrables distinctions internationales, et ses films ont fait l’objet d’une rétrospective au Museum of Modern Art de New York en 2008.

Alanis Obomsawin a toujours réussi à accéder aux tribunes publiques pour faire valoir les préoccupations des Autochtones et à raconter leurs histoires. En tant que réalisatrice de documentaires à l’Office national du film du Canada (ONF), elle a fait preuve d’une telle efficacité et d’une telle intégrité qu’elle est devenue une figure révérée par les communautés autochtones, et célébrée au Canada et dans le monde entier. Elle a créé un modèle de cinéma autochtone qui privilégie la voix de ses sujets et remet en question les fondements (économiques, environnementaux, politiques, épistémiques, ontologiques) du système mondial généré par le colonialisme qui subsiste encore et avec lequel nous devons composer.

Partenariats et collaboration

L’exposition Alanis Obomsawin : Les enfants doivent entendre une autre histoire est organisée par les commissaires Richard Hill et Hila Peleg, et est rendue possible grâce à un partenariat entre la Haus der Kulturen der Welt (Berlin), l’Art Museum at the University of Toronto et la Vancouver Art Gallery. En collaboration avec l’Office national du film du Canada et avec le généreux soutien de CBC/Radio-Canada et du Conseil des arts du Canada.

Ce projet a été rendu possible en partie grâce au Gouvernement du Canada.

L’exposition au Musée d’art contemporain de Montréal est organisée par la commissaire Lesley Johnstone et rendue possible grâce au Gouvernement du Québec.