Le Musée d’art contemporain de Montréal est heureux de présenter le prochain Colloque international Max et Iris Stern à l’Usine C, en collaboration avec la revue Spirale. Prenant pour objet la production artistique des « longues » années 1980 au Québec (1975-1992), ainsi que les discours et les institutions qui l’ont accompagnée, ce colloque vise à ouvrir des pistes de réflexion à partir de travaux récents et à contribuer aux fondements d’une histoire encore lacunaire de cette décennie particulièrement féconde.

+Voir plus

Avec la participation de Vincent Bonin, Geneviève Cadieux, Abigail E. Celis, Louise Déry, Olivier Fabry, Ji-Yoon Han, Johanne Lamoureux, Gabrielle Larocque, Marie J. Jean, Lani Maestro, Diana Nemiroff, Alayn Ouellet, Chantal Pontbriand, Kitty Scott, Sherry Simon, Guy Sioui Durand, Johanne Sloan, Kessie Theliar-Charles, Michèle Thériault et Normand Thériault.

Commissaires :
Katrie Chagnon, directrice et rédactrice en chef, Spirale
François LeTourneux, conservateur et responsable de l’action culturelle, MAC

Programmation

18 h – Mots de bienvenue

Audrey Genois, direction principale, mission artistique, MAC
Katrie Chagnon, directrice et rédactrice en chef, Spirale
François LeTourneux, conservateur et responsable de l’action culturelle, MAC

18h 30 – L’énergétique des discours et l’essor des publications

Katrie Chagnon, directrice et rédactrice en chef, Spirale
Chantal Pontbriand, praticienne de terrain

Cette conversation avec Chantal Pontbriand proposera un retour réflexif sur l’histoire de la revue PARACHUTE (1975-2007), son programme éditorial et les événements qu’elle a organisés en parallèle (colloques, manifestations artistiques, Festival international de nouvelle danse). Il s’agira de ressaisir l’énergie intellectuelle particulière qui, au tournant des années 1980, a contribué à l’essor des discours et des publications sur l’art contemporain au Québec et sur la scène internationale, en s’intéressant aux nouvelles formes de pratique, de pensée et d’écriture qui ont marqué cette période d’ouverture à la fois géographique, artistique et théorique.

19 h 30 – Réception d’ouverture (bar payant)

10 h – Introduction 

François LeTourneux, conservateur et responsable de l’action culturelle, MAC

10 h 15 à 12h – Discours situés : entre ici et ailleurs

Ji-Yoon Han, conservatrice, MAC
Vincent Bonin, chercheur et commissaire indépendant
Johanne Lamoureux, professeure titulaire, Département d’histoire de l’art, de cinéma et des médias audiovisuels, Université de Montréal
Sherry Simon, professeure émérite, Département d’études françaises, Université Concordia

Cette table ronde abordera les enjeux de transferts culturels, de traduction et d’hybridité propres au champ artistique, littéraire et théorique montréalais des années 1980, en restituant diverses circonstances de réception des œuvres, au-delà des clivages linguistiques et des fantasmes d’internationalisation. Elle mettra en dialogue Johanne Lamoureux et Sherry Simon, qui ont analysé la dimension politique de la langue située et des espaces interstitiels depuis leurs disciplines respectives, soit l’histoire de l’art et la critique d’art pour la première, et la littérature et les sciences sociales pour la seconde.

13 h 30 à 14 h 45 – Infiltrations. De documenta V à Aurora Borealis : nouvelles manières de penser et de faire

Michèle Thériault, chercheuse et commissaire indépendante  
Normand Thériault, commissaire d’exposition et critique d’art

Le commissaire et critique Normand Thériault fait l’expérience de la documenta V en 1972. Cette expérience marquante aura une influence sur sa manière de penser et de faire. En se penchant sur quatre manifestations importantes qu’il a organisées et coorganisées, soit Québec 75 (1975), 03.23.03 (1977), Hier et après (1980) et Aurora Borealis (1985), cette discussion mettra en lumière une internationalisation qui se présente comme une forme d’infiltration multiple et à géométrie variable.

15 h 15 – Pratique curatoriale et internationalisation

Marie J. Jean, directrice générale et artistique de VOX, centre de l’image contemporaine et professeure associée au Département d’histoire de l’art de l’UQAM
Louise Déry, commissaire d’exposition, historienne de l’art et directrice de la Galerie de l’UQAM
Diana Nemiroff, historienne de l’art, auteure et commissaire d’exposition

Cette table ronde propose de revenir sur une période où le commissariat n’est pas encore pleinement reconnu comme méthodologie, mais où il constitue déjà une manière active de produire des récits, de mettre en relation des scènes artistiques et d’élargir les possibilités de rayonnement des artistes. À partir des trajectoires singulières de Louise Déry et de Diana Nemiroff, Marie J. Jean interrogera la façon dont certaines de leurs expositions ont été conçues, réalisées et mises en circulation, ainsi que les contextes institutionnels, les politiques culturelles et les alliances professionnelles qui les ont rendues possibles. La discussion cherchera à faire apparaître une histoire moins visible : celle d’une pratique curatoriale à la fois conceptuelle et relationnelle, où l’exposition devient un outil de pensée autant qu’un vecteur de reconnaissance internationale.

10 h – Introduction 

Katrie Chagnon, directrice et rédactrice en chef, Spirale

10 h 15 à 12 h – Voyages et réseaux internationaux 

Johanne Sloan, professeure émérite, Département d’histoire de l’art, Université Concordia 
Lani Maestro, artiste et cofondatrice, HARBOUR Magazine of Art and Everyday Life
Geneviève Cadieux, artiste et professeure agrégée, Département des arts plastiques, Université Concordia
Kitty Scott, commissaire indépendante, directrice de Fogo Island Arts et directrice de la Fondation Shen 

Cette table ronde rassemblera trois femmes – Geneviève Cadieux, Lani Maestro et Kitty Scott – qui se sont forgé une carrière internationale remarquable en tant qu’artistes et commissaire d’exposition. Notre discussion portera sur la manière dont leurs projets, leurs voyages, leurs contacts professionnels et leurs amitiés ont donné naissance à des réseaux internationaux qui ont contribué à transformer la scène artistique montréalaise dans les années 1980. 

13 h 30 à 15 h 15 – Faire réseau à l’extérieur de Montréal

Gabrielle Larocque, responsable du secteur art et communautés, MAC LAU – Musée d’art contemporain des Laurentides et doctorante en muséologie, médiation et patrimoine, École des arts visuels et médiatiques, UQAM
Guy Sioui Durand, Wendat, sociologue de l’art, commissaire indépendant et auteur
Alayn Ouellet, commissaire d’exposition, fondateur du centre Langage Plus (Alma) et enseignant au collégial

Cet échange reviendra sur les caractéristiques qui fondent une méthodologie du déplacement commune à deux acteurs marquants du monde de l’art contemporain impliqués au sein de centres d’artistes autogérés à Québec et à Alma : Guy Sioui Durand (Inter-Le Lieu) et Alayn Ouellet (Langage Plus). Quels effets les circuits transnationaux et interculturels qu’ils ont parcourus ont-ils eus sur leurs territoires respectifs ou partagés ? Que signifie faire réseau pour des points de vue ancrés à l’extérieur de la métropole dans les années 1980 ? Tout porte à croire qu’un rhizome indomptable de contacts et de lieux structure leur engagement auprès de différents artistes et événements artistiques.

15 h 45 – Recherches émergentes

Modération :
Abigail E. Celis, professeure agrégée en histoire de l’art et muséologie décoloniale, Département d’histoire de l’art, de cinéma et des médias audiovisuels, Université de Montréal

1re présentation :
Olivier Fabry, doctorant, Département d’histoire de l’art, de cinéma et des médias audiovisuels, Université de Montréal

L’art est un virus : les années 1980 au Québec au prisme de la pensée de René Payant 
Cette communication proposera une relecture du texte L’art est un virus écrit par René Payant en 1986. Il s’agira d’explorer le potentiel critique de la métaphore conceptuelle du virus dans l’analyse des pratiques artistiques québécoises des années 1980 tout en interrogeant ce qu’elle révèle de la manière dont Payant articule les pratiques locales à des références internationales.

2e présentation :
Kessie Theliar-Charles, artiste-chercheuse et archiviste communautaire affiliée au CIDIHCA (Centre international de documentation et d’information haïtienne, caribéenne et afro-canadienne)

Diaspo-Art : regroupement des artistes peintres haïtiens de la diaspora
Cette intervention porte sur la Galerie Diaspo-Art, un espace de rencontre, de création et de circulation pour les artistes haïtiens en situation d’exil à Montréal. Dans le contexte de la dictature des Duvalier, elle examine comment la galerie a contribué à reconfigurer des réseaux artistiques, désormais transnationaux.

Biographies

Vincent Bonin est chercheur, auteur et commissaire indépendant. En 2012, avec la conservatrice Catherine J. Morris, il a conçu Materializing “Six Years”: Lucy Lippard and the Emergence of Conceptual Art au Elizabeth Sackler Center for Feminist Art, Brooklyn Museum. En 2014, il a organisé l’exposition D’un discours qui ne serait pas du semblant / Actors, Networks, Theories, à la Galerie Leonard & Bina Ellen et à Dazibao, à Montréal, consacrée à la réception de la « French Theory ». En 2015, il a organisé Passages vers l’abstraction : Geneviève Cadieux au Musée d’art de Joliette. Il a également réalisé, en 2016, l’exposition Réponse, un dialogue avec la philosophe Catherine Malabou, au Musée d’art contemporain des Laurentides. Ses essais et livres ont été publiés, entre autres, par Canadian Art (Toronto), Fillip (Vancouver), le Centre André Chastel (Paris), la Fonderie Darling, la Galerie Leonard & Bina Ellen (Montréal), MIT Press (Cambridge), le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée des beaux-arts de l’Ontario (Toronto), Sternberg Press (Berlin) et la Vancouver Art Gallery.

Source : Vincent Bonin

Geneviève Cadieux est artiste et professeure agrégée au Département des beaux-arts de l’Université Concordia à Montréal. Elle a également enseigné à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, à l’École d’art de Grenoble, à l’Universitat Politècnica de València (Espagne) et à la University of Illinois at Chicago, College of Architecture and the Arts. Son œuvre se situe à l’interstice entre les dispositifs de représentation photographiques et filmiques et s’articule autour de thèmes tels que le corps humain, le langage, et le paysage conçu comme lieu de rencontre du corps et de l’esprit. Elle a présenté de nombreuses expositions monographiques, notamment au Institute of Contemporary Arts (Londres), au Sagacho Exhibit Space de Tokyo, au Centre d’art contemporain de Genève, à la Bonner Kunstverein (Allemagne), à la Tate Gallery (Londres), au Cleveland Center for Contemporary Art, au Musée d’art contemporain de Montréal, au Miami Art Museum, à la Kunsforeningen Copenhagen (Danemark) et à la Americas Society (New York). En 1990, elle devient la première femme à représenter en solo le Canada à la Biennale de Venise. Invitée par le Musée des beaux-arts du Canada en 2022, elle produit en façade sud du bâtiment Barcelone, une œuvre magistrale. Son travail a été récompensé de nombreux prix et a fait l’objet de catalogues d’exposition et de textes critiques exhaustifs.

Source : Geneviève Cadieux

Abigail E. Celis est professeure agrégée en histoire de l’art et en muséologie à l’Université de Montréal. Ses recherches portent sur les héritages du colonialisme et les imaginaires décoloniaux tels qu’ils se manifestent dans les cultures visuelles francophones contemporaines, les pratiques artistiques et les musées, avec une attention particulière portée au travail d’artistes issus des diasporas. Elle est lauréate de subventions du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et du Fonds de recherche du Québec pour un projet collaboratif en humanités numériques intitulé Afrorescences. Son ouvrage Unlearning the Gaze paraîtra cet automne chez Penn State University Press. En plus de ses publications universitaires, la professeure Celis collabore avec des artistes à des projets de commissariat et de recherche-création. Ses travaux de recherche et ses écrits lui ont valu plusieurs prix et subventions.

Source : Abigail E. Celis

Katrie Chagnon est directrice et rédactrice en chef de la revue Spirale depuis 2021. Titulaire d’un doctorat en histoire de l’art de l’Université de Montréal, elle a fait paraître, en 2022, Le devenir-femme des historiens de l’art : Michael Fried et Georges Didi-Huberman (Les Presses de l’Université de Montréal). Katrie Chagnon est également active dans le milieu culturel depuis une vingtaine d’années en tant qu’autrice, critique d’art et commissaire d’exposition. De 2015 à 2018, elle a occupé le poste de conservatrice de recherche Max Stern à la Galerie Leonard & Bina Ellen de l’Université Concordia.

Source : Katrie Chagnon

Louise Déry (Ph. D., histoire de l’art) dirige la Galerie de l’UQAM. Auparavant conservatrice au Musée national des beaux-arts du Québec de même qu’au Musée des beaux-arts de Montréal et directrice du Musée de Rimouski, elle a collaboré avec plusieurs institutions internationales, dont Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains (Tourcoing), Radio Arte Mobile (Rome), le Centre culturel canadien (Paris) et le Casino Luxembourg. On lui doit une centaine d’expositions et de publications consacrées à David Altmejd, Nancy Spero, Dominique Blain, Sarkis, Françoise Sullivan, Michael Snow, Jean-Luc Nancy, Enrique Ramírez, Emmanuelle Léonard, Saodat Ismailova, etc. Ses champs d’intérêt concernent des notions telles que l’exposition-chantier, l’image manquante, l’œuvre « s’exposant » et le rapport entre le texte et l’image. Elle a obtenu plusieurs distinctions, dont le Prix d’excellence de la Fondation Hnatyshyn pour le commissariat en art contemporain, le Prix du Gouverneur général du Canada en arts visuels et en arts médiatiques, l’Ordre des Arts et des Lettres de France et l’Ordre des arts et des lettres du Québec.

Source : Louise Déry

Wendat originaire de Wendake, Tsie8ei 8enho8en Guy Sioui Durand est membre du clan Yänariskwa’ (Loup). Sociologue (Ph. D.), penseur en actions, critique d’art, commissaire indépendant et passeur de savoirs, il porte son regard sur l’art autochtone dans l’art actuel québécois et international. Auteur, il a notamment publié de nombreux essais et livres, dont L’esprit des objets (2013), Riopelle. Indianité (2003) et L’art comme alternative. Réseaux et pratiques d’art parallèle au Québec. 1976-1996 (1997), lequel fait référence en art. Il a également été commissaire indépendant de plus d’une vingtaine d’événements et d’expositions d’art autochtone et actuel depuis 1994, parmi lesquels YÄ’ATA Art Total autochtone (Sherbrooke, 2022-2023). Passeur de savoirs, Sioui Durand a été, entre 1978 et 2026, chargé de cours à l’Université Laval, l’UQAC, l’UQAT et l’UQAM, sur la plateforme MOOC-FUN (France Université Numérique) et à l’institution des Premières Nations Kiuna, enseignant sociologie, art actuel et art autochtone.

Source : Guy Sioui Durand

Olivier Fabry est candidat au doctorat en histoire de l’art à l’Université de Montréal. Ses recherches portent sur le développement des arts visuels au Québec dans les années 1980, envisagé sous l’angle des enjeux critiques et théoriques. Il s’intéresse plus particulièrement aux liens entre les œuvres, les discours critiques et les tensions qui traversent la discipline de l’histoire de l’art. Parallèlement à ses recherches, il est membre du conseil d’administration d’OPTICA et s’implique auprès de différents comités dans le milieu de l’art contemporain. Il a auparavant été conservateur associé pour la collection de la Caisse.

Source : Olivier Fabry

Ji-Yoon Han est une commissaire d’exposition active à Montréal depuis une dizaine d’années, nommée conservatrice au Musée d’art contemporain de Montréal à l’été 2026. Formée en littérature et en histoire de l’art, elle conçoit des projets volontiers interdisciplinaires qui explorent la force d’orientation des arts visuels dans des contextes sociaux, culturels et psychiques mouvants. Elle a été la commissaire invitée de MOMENTA Biennale de l’image en 2023 pour une édition intitulée Mascarades. L’attrait de la métamorphose, et a présenté ses travaux de recherche et d’accompagnement, ainsi que ses expositions, au Québec, en France, en Autriche, en Tunisie et en Corée du Sud. Avec Vincent Bonin et Michèle Thériault, elle forme le collectif Passages à vif, qui élabore un répertoire d’histoire orale sur les arts visuels à Montréal (1975-2000), soutenu au démarrage par le Conseil des arts de Montréal et produit par PERICULUM, fondation pour l’art contemporain.

Source : Ji-Yoon Han

Marie J. Jean est directrice générale et artistique de VOX, centre de l’image contemporaine, en plus d’enseigner l’histoire de l’art et la muséologie à l’Université du Québec à Montréal. Elle se consacre depuis une vingtaine d’années à la recherche portant sur la théorie et les pratiques de l’art actuel et de l’exposition. Depuis le milieu des années 1990, elle a organisé plus d’une centaine d’expositions, lesquelles lui ont valu en 2013 le Prix de la Fondation Hnatyshyn, soulignant l’excellence de sa pratique curatoriale. Toutes ces réalisations l’ont amenée à collaborer avec de nombreux artistes et institutions du Canada et de l’étranger. C’est elle qui a réalisé les premières expositions individuelles à Montréal de James Benning, Maria Eichhorn, Omer Fast, David Maljković, Ján Mančuška, Jonathan Monk, N.E. Thing Co. et VALIE EXPORT, la présentation des œuvres phares de John Baldessari, de Samuel Beckett, de Marcel Duchamp et de Jan Švankmajer, ainsi que le travail de valorisation d’artistes québécois établis tels Sorel Cohen, Angela Grauerholz, Diane Landry, Serge Tousignant, Irene F. Whittome. Elle a aussi conçu des expositions pour la Fondation Guido Molinari, le Musée national des beaux-arts du Québec, le Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain, le Neuer Berliner Kunstverein en Allemagne ainsi que pour la Villa Arson, Centre national d’art contemporain de Nice.

Source : Marie J. Jean

Johanne Lamoureux est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en muséologie citoyenne et chercheuse principale du partenariat (CRSH) Des nouveaux usages des collections dans les musées d’art. Elle a été commissaire de plusieurs expositions, dont Irene F. Whittome : Bio-fictions, en 2000, et Doublures, en 2003, au Musée national des beaux-arts du Québec, ainsi que Emily Carr : Nouvelles Perspectives, en 2006, au Musée des beaux-arts du Canada. Elle est l’autrice de nombreux articles et ouvrages, dont Histoires sociales de l’art : une anthologie critique, codirigée avec Neil McWilliam et Constance Moréteau et publiée en 2016 aux Presses du réel, et Réinventer la collection : l’art et le musée au temps de l’évènementiel, codirigé avec Mélanie Boucher et Marie Fraser et publié en 2023 aux Presses de l’Université du Québec. De 2014 à 2017, elle a dirigé le Département des études et de la recherche à l’Institut national d’histoire de l’art (Paris).

Source : Johanne Lamoureux

Formée en arts visuels et en anthropologie à Montréal, au Mexique et en Espagne, Gabrielle Larocque est artiste et professionnelle de recherche. Sous la direction d’Anne Bénichou, elle a écrit (et est sur le point de soutenir) une thèse au sujet des dynamiques de collaboration dans la production du patrimoine dans le contexte des arts vivants. Entre autres réalisations récentes, ses œuvres ont été présentées par le centre d’artistes l’Atelier de l’Île à l’occasion de RACONTER-RENCONTRER. 50 ans d’art imprimé, et ses écrits ont été publiés dans les Cahiers de recherche sociologique (2021), aux presses du réel (2024) et dans Muséologies (2026). Son travail de recherche-création s’est vu récompensé par le Prix citoyen de la culture Andrée-Daigle (2025) et son essai final de maîtrise, par le prix Roland-Arpin (2015). Elle siège à différents comités et s’implique auprès de ses pairs. Gabrielle est responsable du secteur art et communautés au MAC LAU – Musée d’art contemporain des Laurentides, région où elle vit et travaille.

Source : Gabrielle Larocque

Lani Maestro est arrivée au Canada en provenance des Philippines au début des années 1980 pour une résidence artistique prolongée au Banff Centre for the Arts (Alberta). Ses rencontres avec des artistes comme John Cage, Krzysztof Wodiczko, Martha Rosler et Robert Irwin l’ont profondément marquée, la poussant à rester pour poursuivre des études supérieures au Nova Scotia College of Art and Design (NSCAD) à Halifax. Son travail a été largement exposé, notamment au Musée des beaux-arts du Canada, au Museo de Arte Contemporánea de Vigo, au Musée des beaux-arts de l’Ontario, au Centre d’art contemporain de Basse-Normandie, au Musée d’art de Shanghai, au Musée Samsung (Séoul), au Musée d’art métropolitain de Busan, à la Casa de América (Madrid), au Musée d’art de Singapour, au Centre culturel des Philippines, à l’ICA Singapour, ainsi qu’au Centro Wifredo Lam et au Museo Nacional de Bellas Artes à La Havane. En 2017, elle a coreprésenté les Philippines à la 57e Biennale de Venise. Lani Maestro a été cofondatrice, rédactrice en chef et graphiste de Harbour Magazine of Art and Everyday Life, une revue consacrée aux œuvres et aux écrits d’artistes et de théoriciens. Elle a enseigné pendant dix ans au programme de maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia à Montréal, puis dans les départements d’art du NSCAD et de l’Université de Lethbridge. En 2018, le NSCAD lui a décerné un doctorat honorifique. La Galerie nationale de Singapour lui consacrera une rétrospective majeure couvrant cinq décennies de création en 2028.

Source : Lani Maestro

Diana Nemiroff est titulaire d’une maîtrise en histoire de l’art canadien de l’Université Concordia de Montréal. Sa carrière de commissaire d’exposition a débuté avec l’exposition Hier et après, au Musée des beaux-arts de Montréal en 1980, où elle a travaillé comme assistante spéciale de Normand Thériault. Elle a ensuite été rédactrice pour le Québec du magazine Vanguard pendant deux ans, avant d’accepter un poste de conservatrice adjointe d’art contemporain au Musée des beaux-arts du Canada. Elle s’y est forgé une réputation nationale en tant que commissaire d’une série d’expositions ambitieuses d’envergure nationale et internationale, dont Chants d’expérience (1986, avec Jessica Bradley), Terre, esprit, pouvoir : Premières Nations au Musée des beaux-arts du Canada (1992, avec Robert Houle et Charlotte Townsend-Gault) et Traversées (1998). Elle est l’auteure de Women at the Helm: How Jean Sutherland Boggs, Hsio-yen Shih, and Shirley L. Thomson Changed the National Gallery of Canada (2021) et travaille actuellement à une monographie sur Jana Sterbak pour l’Art Canada Institute.

Source : Diana Nemiroff

Enseignant pendant 37 ans au Collège d’Alma, commissaire d’exposition, auteur, travailleur culturel et collectionneur, Alayn Ouellet détient une maîtrise en administration des arts de la Columbia University (NY, États-Unis), un certificat en histoire de l’art de l’UQAC, une maîtrise en arts et traditions populaires de l’Université Laval et un baccalauréat spécialisé en enseignement des arts plastiques de l’UQAM. Il a également réalisé ses études collégiales à l’École des beaux-arts de Montréal. En 1979, il a mis sur pied l’un des premiers centres d’artistes autogérés au Québec, Langage Plus, dont il a présidé le conseil d’administration pendant plusieurs années. Il est également membre fondateur du RCAAQ (Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec). Il a été directeur de l’International House Gallery de New York (1984-1986). Son implication sur la scène artistique locale, nationale et internationale l’a amené à présenter de nombreuses conférences et à participer à différents jurys. Alors qu’il enseignait au Collège d’Alma, il a pris la responsabilité de la mise en place et de la programmation de la salle d’exposition Espacepointca, aujourd’hui nommée Galerie du Collège d’Alma.

Source : Alayn Ouellet

Chantal Pontbriand est commissaire d’expositions/événements, critique d’art, muséologue et experte-conseil en planification stratégique. Son parcours est, dès le début (1970), lié à l’internationalisation de l’art contemporain à partir de Montréal, à l’ouverture de nos horizons communs. Fondatrice-directrice de PARACHUTE (1975-2008), elle crée et dirige les Programmes publics du MBAM (1976-1978), puis fonde et dirige le FIND (1982-2004), contribuant à inscrire Montréal dans les réseaux transnationaux de l’art, de la performance, de la nouvelle danse et de la nouvelle musique. Elle est commissaire de Pluralités au MBAC (1980) et du pavillon du Canada à la Biennale de Venise (Geneviève Cadieux, 1990). Basée en Europe de 2004 à 2015, elle poursuit cette dynamique développant projets et réseaux sur tous les continents. Elle devient Head of Research and Development à Tate Modern, puis professeure associée à Paris-Sorbonne. Elle est l’auteure de plus de 250 essais publiés dans divers pays dans au moins 10 langues : français, anglais, espagnol, portugais, allemand, italien, roumain, polonais, hébreu et arabe. Elle développe aujourd’hui SPHERE(S) Art Contemporain International. Lauréate du Prix du Gouverneur général, elle est docteure honoris causa de l’Université Concordia et officier de l’Ordre des arts et des lettres de France.

Source : Chantal Pontbriand

Kitty Scott est commissaire, autrice et administratrice culturelle canadienne de renom dont le parcours s’étend à de grandes institutions artistiques et manifestations internationales. Elle est directrice de Fogo Island Arts/Shorefast et de la Shen Foundation et, à titre de conservatrice en chef de la 15e Biennale de Shanghai, elle a récemment présenté Does the flower hear the bee? à la Power Station of Art. Elle est reconnue pour sa contribution au discours sur l’art contemporain, à travers des programmations ambitieuses et des collaborations soutenues avec des artistes. Scott a occupé plusieurs postes curatoriaux importants, notamment ceux de directrice adjointe et conservatrice en chef au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa. Elle a également été titulaire du poste de conservatrice d’art moderne et contemporain Carol and Morton Rapp à l’Art Gallery of Ontario, à Toronto. Auparavant, elle a été conservatrice en chef à la Serpentine Gallery de Londres et directrice des arts visuels au Banff Centre, où elle supervisait les résidences, les expositions et le Banff International Curatorial Institute. Scott a fait partie de l’équipe centrale de dOCUMENTA (13) en 2012. Avec Sally Tallant, elle a assuré le commissariat de la Biennale de Liverpool 2018, Beautiful world, where are you? En 2017, elle a été commissaire de l’exposition de Geoffrey Farmer au Pavillon du Canada lors de la 57e Biennale de Venise. Tout au long de son parcours, elle a soutenu le travail d’un vaste éventail d’artistes contemporains et publié de nombreux textes dans des catalogues, ouvrages et revues.

Source : Kitty Scott

Sherry Simon est professeure émérite distinguée au Département d’études françaises de l’Université Concordia. Ses recherches portent sur les études littéraires, interculturelles et de la traduction, et plus particulièrement sur l’histoire culturelle des villes marquées par les divisions linguistiques et le multilinguisme. Elle s’est notamment intéressée à Montréal ainsi qu’aux villes multilingues de l’ancien empire des Habsbourg. Elle est l’autrice de nombreux ouvrages, dont Translating Montreal. Episodes in the Life of a Divided City (2006, paru en français sous le titre Traverser Montréal), Cities in Translation: Intersections of Language and Memory (2012, traduit sous le titre Villes en traduction) et Translation Sites: A Field Guide (2019, paru en français sous le titre À l’écoute des lieux). Ses ouvrages ont été traduits dans plusieurs langues, notamment en français, en polonais et en turc. Sherry Simon est membre de la Société royale du Canada et de l’Académie des lettres du Québec.

Source : Sherry Simon

Johanne Sloan est historienne de l’art et commissaire, ainsi que professeure émérite au Département d’histoire de l’art de l’Université Concordia, à Montréal. Ses recherches portent notamment sur l’art, la photographie et la culture visuelle à Montréal. Elle a codirigé les ouvrages Expo 67: Not Just a Souvenir (2009) et Photogenic Montreal: Activisms and Archives in a Post-industrial City (2021), et publié de nombreux articles et essais de catalogue sur des artistes montréalais, dont Jana Sterbak, Melvin Charney, Bill Vazan, Anne Ramsden, Kathleen Vaughan et Cynthia Girard. Elle travaille actuellement à un ouvrage qui examine, à partir de Montréal, l’engouement international pour la carte postale entre 1900 et 1914.

Source : Johanne Sloan

Archiviste communautaire et doctorante au programme Humanities de l’Université Concordia, Kessie Theliar-Charles s’intéresse aux enjeux d’autodétermination et aux formes de diffusion des mémoires caribéennes, autant dans leur singularité que dans leur souffle collectif. Sa pratique prend forme à travers la recherche-création, fusionnant histoire orale, archives contemporaines et archivistique pour conserver et rendre accessibles les différents récits des diasporas noires. Ses recherches actuelles s’intéressent à la documentation des artistes visuels haïtiens qui ont quitté Haïti durant la dictature des Duvalier de 1957 à 1986 et se sont établis à Montréal, New York et Paris. Ses écrits sont publiés dans AWARE: Archives of Women Artists, Research & Exhibitions, Journal of the Canadian Historical Association, Apertura, Global Media Journal et Esse Arts + Opinions. Plus largement, elle se consacre à la récupération, à la préservation et à la diffusion de l’héritage des artistes visuels afro-descendants qui ont été et continuent d’être actifs à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal.

Source : Kessie Theliar-Charles

Michèle Thériault est commissaire, autrice et éditrice. Elle a dirigé la Galerie Leonard & Bina Ellen de l’Université Concordia de 2003 à 2023 et a été conservatrice associée de l’art contemporain au Musée des beaux-arts de l’Ontario dans les années 1990. Au cours des trente dernières années, elle a assuré le commissariat de nombreuses expositions consacrées à l’art contemporain québécois, canadien et international, et signé plusieurs essais et publications. Elle a également enseigné l’histoire de l’art des années 1970 et 1980, la muséologie et la mise en exposition. Depuis 2021, elle dirige PERICULUM, fondation pour l’art contemporain.

Source : Michèle Thériault

Normand Thériault a été critique d’art à La Presse de 1968 à 1971. Il crée ensuite à l’UQAM le Groupe de recherches en administration de l’art, dans le cadre duquel il produit la revue Médiart, Québec 71 où en sommes-nous ?, Québec Underground (3 tomes) et Les Moins de 35. En 1973, il fonde l’Institut d’art contemporain, à l’origine notamment de Québec 75 / Arts, Cinéma, Vidéo et de 03.23.03. De 1978 à 1981, il est conservateur de l’art contemporain canadien et international au Musée des beaux-arts de Montréal, où il présente plusieurs expositions, dont Dix mètres cube, George Trakas: Montréal, Hier & après et Le Musée d’hiver. Au Centre international d’art contemporain, il élabore ce qui deviendra, en 1985, Aurora Borealis. Il a également écrit pour de nombreuses revues et siégé à plusieurs comités et commissions consultatives.

Source : Normand Thériault

À propos des Colloques internationaux Max et Iris Stern

Depuis 2006, les colloques internationaux de haut niveau du Musée d’art contemporain de Montréal portent le nom de Colloque international Max et Iris Stern. Depuis la fondation du Musée en 1964, Max et Iris Stern ont contribué de manière significative à l’essor du Musée en enrichissant sa collection de plusieurs dons, parmi lesquels figurent des œuvres de Hans Arp, Paul-Émile Borduas, Emily Carr, John Lyman et Jean-Paul Riopelle. L’événement, qui se tient chaque année, a pour but de rendre accessibles au public les travaux de recherche de praticiens et de théoriciens issus de champs disciplinaires variés, en lien avec la programmation du Musée. Par son engagement, le Musée souhaite favoriser une meilleure compréhension de l’art contemporain et rendre hommage à Max et Iris Stern, en propageant leur vision sur la scène internationale.

Activités passées